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hostieDjeffa et l’Holocauste

Un Johny Rawlings serait au Bénin, que le pays allait exprimer, comme à ses habitudes, de très vives émotions. Il aurait pu mettre le feu à la poudrière comme les Nazis l’ont fait avec les Juifs. Toutes les idées ingénieuses pour faire avancer le pays avec l’ensemble de ses fils ont échoué. Toutes les actions salvatrices pour faire progresser le Bénin ont toujours heurté des obstacles. Et, depuis plus de soixante ans, c’est la même écurie qui transmet les germes dévastateurs aux générations montantes. Pour reprendre Nelson Mandela à l’occasion de son discours d’investiture, le temps est venu.
Oui ! Le temps est venu de nettoyer l’écurie. Le temps est venu, pour reprendre les propos de Monseigneur Isidore de Souza, de mettre un véritable fou à la tête du pays pour mettre de l’ordre. Le temps est venu de procéder comme Johny Rawlings, en éteignant tous ceux qui, de par leur agissement, contribuent à l’arriération du Bénin. Le temps est venu, qu’un homme de vision, sans cœur, administre le Bénin de main de maître en restaurant l’autorité de l’Etat. Le temps est venu de restaurer les valeurs éthiques et républicaines, en rompant très sérieusement avec toutes les pratiques rétrogrades qui ont longtemps caractérisé le pays et qui ont inspiré Emmanuel Mounier à formuler une pensée pamphlétaire : « Le Dahomey est le quartier latin de l’Afrique. Mais cet intellectualisme fait de méchanceté et de mesquinerie n’est pas de nature à favoriser le développement du pays. »
En tirant samedi 14 avril 2018, un trait sur Djeffa, qui prend la posture du siège de l’opposition à Patrice Talon, on aurait endeuillé le pays. Certes. Mais, peut-être un service serait rendu à la Nation. Car, ce sont les mêmes qui hier ne s’entendaient pas qui font croire qu’ils s’entendent aujourd’hui.Albert Tévoédjrè et Nicéphore Soglo, par le passé, non jamais eu des relations pacifiques. Yayi Boni et Sébastien Ajavon n’ont jamais filé le parfait amour. Dans ce pays, ce sont les mêmes d’hier à aujourd’hui qui se font les couilles en or et qui ont pion sur rue. Ils n’ont pas compris que leur temps est révolu et qu’ils doivent devenir des spectateurs, tant que Dieu leur a fait grâce de leur accorder longévité et santé. La rupture d’avec les pratiques rétrogrades les ulcère. Pour donner la chance au pays d’aller résolument de l’avant, il faut convenir que le temps est venu de les reléguer au second plan. Oui ! Le temps est venu de nettoyer l’écurie. Le temps est venu, pour reprendre les propos de Monseigneur Isidore de Souza, de mettre un véritable fou à la tête du pays pour mettre de l’ordre. Le temps est venu de procéder comme Johny Rawlings, en éteignant tous ceux qui, de par leur agissement, contribuent à l’arriération du Bénin. Le temps est venu, qu’un homme de vision, sans cœur, administre le Bénin de main de maître en restaurant l’autorité de l’Etat. Le temps est venu de restaurer les valeurs éthiques et républicaines, en rompant très sérieusement avec toutes les pratiques rétrogrades qui ont longtemps caractérisé le pays et qui ont inspiré Emmanuel Mounier à formuler une pensée pamphlétaire. Le temps est venu pour que plus rien ne soit comme avant.

Jean-Claude Kouagou