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hostie75 dos d’âne sur 135 km

 Il n’y a pas d’autres termes pour désigner l’érection indéfinie de dos d’âne sur l’axe routier Parakou-Djougou. Il s’agit simplement d’entrave à la voie publique ou d’entrave à la circulation. Sur environ 135 km, on dénombre à peu près 75 dos d’âne. Cela représente une moyenne de moins de 2 km (1,8 km) entre 2 dos d’âne. Il est tout simplement inadmissible sur une route inter Etat, que la circulation soit aussi entravée. Si encore les dos d’âne en question se présentaient sous forme de ralentisseurs, cela se comprendrait dans une certaine mesure.

Or, les dos d’âne érigés sur la route Parakou-Djougou dépassent les normes. Ils sont difficilement négociables quand on roule à vive allure. Ils imposent à tout engin, même les grosses cylindrées, un rythme de circulation. Les engins sont tenus de ralentir et de les franchir à la vitesse nulle. Au cas contraire, lorsque le conducteur se surprend à grande vitesse, les dégâts sont considérables. Ils peuvent être matériels dans le meilleur des cas ou corporels dans une certaine mesure. Au  pire des cas, c’est la mort. Or, ils sont érigés pour éviter l’excès de vitesse dans les agglomérations.

En érigeant tant de dos d’âne, est-on parvenu à résorber le problème d’accidents mortels sur les routes ? A priori, oui. Mais la réalité est tout autre. Car la cause des accidents réside dans l’imprudence tant au niveau des conducteurs que des autres usagers de la voie. Le non-respect du Code de la route et l’état d’ébriété des conducteurs ne sont pas du reste.

Ce qu’il faut n’est donc pas le nombre exagéré de dos d’âne sur la voie publique. Il est même très peu recommandé d’en ériger lorsque les usagers maîtrisent a priori le code de la route. Il n’y a rien de plus embêtant pour un conducteur de ne pouvoir rouler à une vitesse normale et constante sur une distance tout aussi importante. L’érection des ralentisseurs est une caution à l’indiscipline et à l’inobservation des règles contenues dans le Code de la route. Le respect du code de la route doit s’imposer de fait. C’est une loi universelle.

L’imprudence de certains usagers ne doit pas porter entorse aux principes universellement établis au pour érige une flopée de ralentisseurs sources de dangers qui ne sont pas encore perceptibles. Car ils offrent aux braqueurs la possibilité d’opérer en toute facilité. Leur mode opératoire consistait à dresser sur la voie publique des entraves pour commettre des crimes. Les dos d’âne imposant un rythme de circulation faible, ils exposent les usagers de la route à de gros risques d’insécurité. 

S’il faut tolérer la présence de quelques ralentisseurs pour rappeler aux conducteurs l’attitude qu’ils doivent en agglomération, il faut récuser systématiquement un trop grand nombre d’obstacles qui deviennent des handicaps à la bonne circulation. Et si l’on n’y prend garde, toutes les routes seront barricadées. Ce qui est inadmissible est le fait que les populations érigent des dos d’âne sur des pistes rurales dégradées.

 Jean-Claude Kouagou