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hostieUn chef renseigné

 « A cœur ouvert », le président de la République, Patrice Talon, s’est adressé à la Nation, mardi 31 juillet 2018, par le trichement d’un entretien avec les hommes des médias. Au menu de la rencontre, plusieurs sujets d’actualité. Les unes plus brûlantes que les autres. Il y en avait aussi de très sensibles, voire fâcheux. Mais la posture du chef de l’Etat prouvait qu’il a la maîtrise des dossiers évoqués par les confrères. La prestance, le choix des mots, la pertinence et la suite logique dans le raisonnement l’opposaient à son prédécesseur, Yayi Boni, qui n’avait presque jamais rien su quand les questions à lui adressées étaient embarrassantes.

Patrice Talon a donc démontré qu’il est un chef d’Etat bien renseigné. L’on peut comprendre aussi son attitude à vouloir faire des renseignements, un outil privilégié de développement. Les renseignements permettent de s’informer et d’anticiper sur des actions à mener. Sur le chapitre des cantines scolaires, le président Talon sait comment cette action sociale contribue à nourrir les enfants qui sont dans le besoin. Il sait où tirer les ressources pour augmenter le nombre d’enfants à nourrir, pour faire d’eux des cadres de demain. Entre porter à deux la ration alimentaire pour quelques écoliers et accroître le nombre de pensionnaires en maintenant pour le moment un repas chaud, le choix de Patrice Talon est clair. Il fait la seconde option en vue d’étendre la solidarité nationale à plus de mêmes dans les établissements scolaires.

Lorsque le chef de l’Etat aborde la question relative aux soins de santé, c’est avec beaucoup d’illustrations qui laissent présager qu’il fait partie des patients ordinaires. Il sait à quel point le plateau technique des centres de santé publique est défaillant. Il sait que l’accueil ainsi que la qualité des soins administrés dans les hôpitaux privés, notamment les formations sanitaires érigées par les confessions religieuses sont de loin meilleurs à ceux qu’offrent des hôpitaux publics.

Sur la question encore récente de l’augmentation des tarifs de pesage et payage sur les axes routiers qui sont passés du simple au double, l’argumentaire du chef de l’Etat convainc de la pertinence de l’action. D’abord, il fait savoir que les fonds issus de ces collectes sont destinés à l’entretien du réseau routier. Ensuite, en faisant passer les tarifs du simple au double, le gouvernement a simplement essayé de rattraper l’inaction des gouvernements précédents. En effet, rapporte le président de la République, les ponts payages sont des outils de collecte de fonds pour entretenir le réseau routier. Par intervalles de temps, ils doivent subir des augmentations. Cela n’avait jamais été le cas depuis la mise en service de ces ponts payages. Voilà pourquoi en passant les tarifs du simple au double, l’Exécutif s’attend à un accroissement budgétaire double de ce que rapportent les ponts payages. Pour ceux qui estiment qu’on sollicite les poches du contribuable, le raisonnement du président Talon atteste le contraire. En payant le double au pont payage pour s’attendre à l’amélioration du réseau routier, on gagne en carburant, en temps en termes de délai de route, et des frais d’entretien de voitures imputables à la défectuosité du réseau routier.

La lutte contre la corruption et la lutte contre l’insécurité ont été aussi des sujets abordés. Le chef de l’Etat a réitéré sa détermination à en découdre avec ses fléaux. Il a le retour des actions qu’il pose.

 Jean-Claude Kouagou