Spread the love

hostieLa Pendjari au Pas

 Le Programme d’actions du gouvernement mise sur la destination Bénin à travers un vaste projet de rénovation des parcs animaliers et des sites de curiosité. Le tourisme, dans toute sa dimension, occupe une place de choix dans le Pag. Les sites d’histoire, les palais royaux, les espaces naturels de curiosité constituent des offres pour capter des capitaux. Le président de la République, Patrice Talon a pris la mesure de cette réalité, qu’il a décidé de confier l’administration de la réserve de faunes de la Pendjari à des acteurs professionnels pour en tirer le meilleur profit pour le compte de l’Etat. En somme, la Pendjari est soumise à un P.a.s: Programme d’ajustement structurel.

La Pendjari est une Réserve de biosphère (Rbp) présentant mille et un atouts touristiques. Elle fait partie du plus grand ensemble d’aires protégées d’Afrique de l’Ouest : le complexe Wap (W-Arly-Pendjari). Le Wap comprend aussi la Réserve de biosphère transfrontalière W (Bénin-Niger-Burkina Faso). Il couvre une superficie d’environ 50.000 km². La Rbp, quant à elle, couvre environ 5 000 km², soit 10 % de l’ensemble. En 1959 les zones cynégétiques de la Pendjari et de l’Atacora sont créées. La Réserve de faune devient Parc national de la Pendjari en 1961. On y trouve les guépards, les lions, les lycaons, l’hyène, le chacal et le léopard. Parmi les herbivores, on observe la présence d’hippopotames, l’éléphant d’Afrique, le damalisque, l’hippotrague, le cobe de Buffon, le waterbuck, le bubale et le buffle d’Afrique.

La végétation du parc est aussi variée avec 241 espèces végétales réparties en 53 familles recensées sur l’ensemble du site et réparties entre 7 à 9 formations végétales appelées forêts.Le long de la rivière Pendjari et de la falaise de l’Atacora, plusieurs espèces d’arbres, telles que baobab, karité, néré témoignent de l’existence antérieure à la création de la réserve de villages et de champs.Cette richesse faunique et floristique amène l’Unesco à attribuer au parc le 16 juin 1986, le statut de réserve de biosphère.

Dès lors, la Rbp offre a priori de tourisme. Ainsi, le tourisme cynégétique n’est autorisé dans la réserve qu’en-dehors des limites du parc national, où seul le tourisme de vision est pratiqué. Cette forme de tourisme constitue une importante source de revenus pour l’Etat béninois. Au cours de la saison 2008-2009, environ 7 000 touristes ont visité le parc. Un chiffre qui reste modeste comparé aux entrées dans les grands parcs d’Afrique de l’Est, au Kenya ou en Tanzanie. Cela s’explique dans la mesure où les braconniers ont dépeuplé le parc animalier de la Pendjari. Alors s’imposent des réformes hardies de rénovation du Parc. Dans cette perspective, la nouvelle gérance de la réserve a préconisé la sécurisation de l’aire. Des rangers sont recrutés et formés pour lutter efficacement contre les braconniers  afin de favoriser l’accroissement de la population animale et la population végétale.

Il faut retenir que le parc national de la Pendjari (Pnp) est une aire protégée du Bénin située à l’extrême nord-ouest du pays, dans le département de l’Atacora. Il fait partie de la Réserve de biosphère de la Pendjari (Rbp). Il englobe, outre le parc, des zones de chasse et une zone tampon. La biosphère étant l’ensemble des organismes vivants et leurs milieux de vie, donc la totalité des écosystèmes présents que ce soit dans la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère.La réserve de biosphère (Rb) est une reconnaissance par l’Unesco de régions modèles conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable. Le Pag redonne vie à la Pendjari pour une exploitation économique optimale.

 Jean-Claude Kouagou