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hostie-4-12 sur 5 Gsm !

Lentement, mais sûrement ! Sans tambour ni trompette. L’espace de la téléphonie est réduit à deux réseaux de global system for mobile (Gsm). L’opérateur historique de téléphonie mobile au Bénin Libercom cesse de fonctionner à partir du 30 septembre 2018. Il rejoint les opérateurs Bell Bénin communication (Bb com) et Glo, qui, pour diverses raisons, ont plié bagages. Avec la disparition de Libercom, l’Autorité de régulation des communications électroniques de la poste (Arcep) n’a plus que deux interlocuteurs contre cinq précédemment.

Spacetel Bénin Sa (pour Bénincell qui deviendra Mtn) et Etisalat Sa (pour Télécel qui deviendra Moov) ont reçu l’agrément de l’Etat béninois pour fournir les services de téléphonie mobile vers la fin de la décennie de 90. Point n’est besoin de revenir sur la cherté des téléphones cellulaires, du coût effarant des services fournis et des luttes qui ont conduit à l’extension des réseaux et de la baisse des prix. Le marché a été ouvert à la concurrence, pour qu’enfin, le téléphone cesse d’être l’apanage de quelques privilégiés nantis. Il devient dès lors un outil de travail et de communication interpersonnelle.

Le besoin était-il encore si manifeste pour que l’Etat accorde un agrément d’exploitation de Gsm à Bell Bénin communications ? De toutes les façons, lui aussi s’est installé et a fait ses preuves en offrant des possibilités de communiquer en Groupe fermé d’utilisateur (Gfu). A la suite de ce réseau, s’est installé un autre opérateur dénommé Global communication. L’impossibilité de communiquer aux mêmes coûts entre différents réseaux Gsm a ouvert la boîte de Pandore aux utilisateurs du téléphone mobile. Dès lors, même les citoyens aux revenus moyens s’offraient deux ou trois téléphones portables. Les Chinois, ayant compris dans ces conditions qu’il y avait un marché d’écoulement de ces pacotilles devenus compagnons des Nègres, ont inventé les téléphones à double Sim (Subscriber identification module), triple Sim et même plus. Ces téléphones si gros qu’un tas de fiente d’éléphant sont munis de torche aussi indispensable pour les Africains qui n’ont pas toujours accès à l’électricité conventionnelle. Avec ces gadgets, au lieu de trois téléphones, le citoyen pouvait être détenteur de trois ou quatre Sim et n’utiliser qu’un ou deux téléphones. Les luttes pour harmoniser les coûts d’intercommunication ont porté leurs fruits malgré la multitude des réseaux Gsm. A partir de cet instant, était-ce toujours opportun que le pays compte autant de fournisseurs de service de téléphonie mobile ?

Assurément non. Les déboires de toutes sortes avec l’Etat ont conduit inexorablement à l’extinction de Bell Bénin. Suivra le réseau Glo. Et enfin Libercom dissout depuis peu. Les abonnés aux réseaux ainsi éteints sont récupérés soit par Mtn, soit par Moov qui ont survécu à la tempête ayant conduit à l’épuration de l’espace de téléphonie cellulaire. C’est un véritable assainissement qui s’est opéré sans grand bruit. De cinq, il y a deux ans. Il ne reste que deux réseaux Gsm au Bénin qui se livrent une concurrence impitoyable au grand bonheur des abonnés. Concurrence sur la qualité des services, concurrence sur les tarifications des services, concurrence dans la promptitude à s’accommoder aux normes internationales, l’abonné ne peut demander mieux et doit reconnaissance au régime du président Patrice Talon qui a procédé au nettoyage de l’écurie.

 Jean-Claude Kouagou