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hostie-4-1L’élixir de la vie !

 Dans une revue de passeportsante.net, les partisans de l’amaroli soutiennent que les vitamines, les hormones, les sels minéraux, … contenus dans l’urine peuvent aider l’organisme à combattre certaines maladies. La liste est longue : asthme, dépression, migraine, rhumatismes, troubles digestifs mais aussi grippe, maux de dos (en application locale), otites… On trouve tout sur les sites prônant la technique, même le fait que l’urine pourrait guérir le cancer. L’urine agirait tantôt comme cataplasme, tantôt comme élixir thérapeutique, tantôt comme « vaccin », immunisant contre certaines pathologies.

Recouvrir une ampoule, un dos douloureux, un œdème, d’une compresse imbibée de son urine donne satisfaction. Se laver le visage à l’urine,traite les acnés. Il est recommandé d’en appliquer quelques gouttes dans les oreilles en cas d’otite, dans les yeux en cas de conjonctivite.On peut procéder à un massage sur une douleur articulaire, on peut frictionner pour soulager une douleur musculaire…Un gargarisme aide à soigner des aphtes, une gingivite, ou encore une grippe. Sauf qu’aucune de ces révélations ne repose sur des études scientifiques.

Pour profiter des « bienfaits » de l’urine, il faudrait la recueillir au réveil, car elle contient davantage d’hormones, qui ont été libérées pendant la nuit. Mais attention.Les toutes premièresgouttes et lesdesurines du matin, ne sont pas à consommer.Car, les premières gouttes rincent la voie urinaire et garantissent la stérilité de l’urine thérapeutique. Tandis que les dernièresgouttes peuvent contenir des dépôts impurs. On ne conserve donc que le meilleur !Si vous souhaitez en consommer plusieurs fois par jour, optez pour le pipi recueilli une heure après un repas et attendez 30 minutes avant de manger après l’avoir consommé.

Phénomène de mode où simple désir des peuples de revenir aux pratiques médicinales ancestrales, les adeptes de l’amaroli se comptent par millions.  » Ils seraient deux millions au Japon, dix millions en Chine, un million aux Pays-Bas et cinq millions en Allemagne à boire leur urine ou à s’en oindre pour guérir. Autrement dit, à pratiquer l’urinothérapie. L’engouement pour cette technique gagnerait l’Italie et l’Espagne, et bientôt la France  » sans oublier les cultures non-occidentales qui en font l’usage régulièrement. Malgré le fort engouement, quelques médecins sont sceptiques à l’idée de voir, leurs patients boire leur urine afin de guérir.

L’amaroli admet une antithèse. En effet, des médecins sceptiques mettent en garde contre cette pratique. Car boire son urine pourrait comporter des risques d’intoxication.Puisque l’urine de l’homme contient 95% d’eau ; 2,5% d’un mélange d’oligo-éléments, de sel, d’hormones et d’enzymes et 2,5% d’urée. Si l’urine contient effectivement des traces de produits potentiellement bénéfiques en très petite quantité, elle contient aussi en grande quantité des produits nocifs dont le corps se débarrasse via la miction, toxines et déchets du métabolisme. L’urine concentre également de nombreux poisons, produits naturellement par l’organisme, ou absorbés et devant être évacués, tels que les drogues qui ont été consommées… 

Il existe des contre-indications. D’emblée, les femmes enceintes, les personnes qui souffrent de troubles du foie, des reins, du cœur, de tension artérielle anormale, de diabète… et les personnes sous traitements médicamenteux très lourds risquent gros en buvant leurs urines. Aussi, il est bon de savoir qu’en débutant l’urinothérapie, l’on peut faire « une crise de guérison » avec des démangeaisons ou des éruptions cutanées, des diarrhées, des vomissements, une fièvre, une toux, et une fatigue passagère. En admettant que les médicaments sortis des laboratoires les plus recommandés au monde contiennent aussi des substances nuisibles à l’organisme et que la guérison résulte aussi de la foi, adopter l’amaroli ou non devient une option personnelle.

 Jean-Claude Kouagou