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hostieJésus à bon prix
Le nom de Jésus-Christ est vendu à bon prix au marché des religions. Sacrilège diront les uns. Abomination diront les autres. Mais, les statistiques le confirment. Huit cent treize (813) dénominations d’église du Christianisme sont enregistrées au ministère de l’Intérieur lit-on dans le magazine ‘’La Nation » de février 2017. Il y a d’abord l’Eglise de Rome dirigée par leurs Saintetés, successeurs de Saint Pierre. Il y a ensuite les églises orthodoxes créées au 1er siècle et ayant entre autres origines Constantinople et Alexandrie. Il y a enfin les innombrables églises évangéliques. Pour ceux qui ont la foi, Dieu existe. Face aux nombreux problèmes et difficultés de la vie, ils cherchent le Salut. Dès lors, les marketeurs ont trouvé dans le nom de Jésus-Christ le produit de vente. L’artiste musicien Anice Pépé, l’un des meilleurs en ce moment, dont les textes sont instructifs et parfois révélateurs de prophétie s’est déjà prononcé sur l’utilisation mercantiliste du nom Jésus-Christ. Depuis que Zeus, dieu du ciel et de l’orage, roi des dieux et des humains a envoyé sur la terre le prophète Jésus (d’après le Coran), l’expansion du christianisme a pris corps avec force détermination des pasteurs et des prédicateurs. Ce que les « hommes de Dieu » ne disent jamais, c’est l’opium qu’est la religion qu’ils vendent. Ils abusent de la naïveté de ceux qui sont à la recherche du salut ou qui cherchent à guérir d’un mal. Or celui qui est à la recherche du Salut est vulnérable. En ce sens, il ne raisonne point. Il absorbe tout ce qu’on lui propose. Le roi des Belges, Léopold II avait déjà perçu comment on peut manipuler les hommes avec l’évangile. Ne demandait-il pas aux prêtres et aux pasteurs de ne pas apprendre aux Zaïrois (Congo-Belge) comment prier. Il affirmait expressément que les Africains savent entrer en contact avec Dieu à travers différentes pratiques de leurs ancêtres. Léopold II recommandait aux prêtres et pasteurs en mission pour le néocolonialisme comment utiliser la parole de Dieu dans la Bible pour maintenir le pauvre dans la misère. Exemple : « Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux ». Les pasteurs contemporains, frères et sœurs des Béninois, savent se servir de la Bible pour se faire des couilles en or. Ils jouent sur la psychologie des fidèles et collectent au moyen des quêtes de l’argent. Ils louent ou construisent de belles chapelles et maisons. Ils ont tous les biens matériels pour bien paraître en public : voitures confortables, téléphones de valeur, chaîne en or, montre haut-de-gamme, costumes de grande marque, chaussures point-carré et bien cirées. En face d’eux, des fidèles, se contentant de vêtements usés, de chaussures aux talons limés, les plus démunis à pied et ceux qui se sont affranchis de la misère conduisent des motos. Convaincus que les prêches du pasteur leur procurent le bien-être spirituel, les fidèles se montrent généreux et surtout reconnaissants envers Dieu en s’acquittant de leurs quêtes après chaque office religieux. Le pasteur en dispose comme il veut. Sa comptabilité échappe à une certification d’experts et il n’a de compte à rendre à la chambre des comptes de la cour suprême. L’affaire marche bien avec le nom de Jésus-Christ, mort pour effacer les péchés de tous.
Jean-Claude Kouagou