Spread the love
hostieL’unique Homo sapiens
Toutes les recherches de grands savants du monde ; historiens, archéologues, anthropologues, ont abouti à l’existence d’une seule et même espèce humaine. Suivant les époques, l’homme a connu une évolution morphologique passant du stade d’Australopithèque à l’Homo sapiens en passant par l’Homo habilis et l’Homo erectus. Au demeurant, on convient que l’Afrique est le berceau de l’humanité, à l’étape actuelle des connaissances paléontologiques. Le chercheur Yves Coppens le soutient encore depuis plus de trente ans. Il conclut d’ailleurs dans une récente étude qu’il n’y a qu’une seule et même race de l’espèce humaine. Ah bon ? Oui. L’unicité de la race humaine ne doit pas être un sujet de dissertation. L’unicité de la race humaine est en effet une question de pure cohérence et de logique rationnelle.
L’unicité de la race humaine est établie par la recherche fondamentale qui nourrit la science.
 En rappel, au sujet de la rotondité de la terre, la thèse d’Eratosthène a été remise en cause par les travaux de Copernic. En effet, pendant longtemps, il avait été admis que la terre est plate et que le soleil se lève à l’Est pour se coucher à l’Ouest, comme si cet astre est un organisme qui se déplace. Qui ne sait plus aujourd’hui avec le renversement copernicien de la thèse d’Eratosthène que la terre est ronde, qu’elle tourne sur elle-même en 24 heures ? Qui ne sait pas aujourd’hui que c’est au cours de sa rotation que la terre expose au soleil chacune de ses parties qui connaissent le jour ?
Alors, à l’étape actuelle des connaissances paléontologiques, il n’existe qu’une seule espèce humaine. C’est l’espèce : « Homo sapiens sapiens ». Pourquoi distingue-t-on alors tant de races : blanche, jaune, noire, métis, même albinos… ?
Le baobab de la grande île d’Afrique, Madagascar, a une apparence différente du baobab de l’Afrique de l’Ouest notamment du Bénin. Et pourtant, on n’a jamais distingué scientifiquement une autre race du baobab. L’éléphant d’Afrique apparaît différent de l’éléphant d’Asie. Et pourtant, on n’a pas distingué de nouvelles races du mammifère pachyderme. Idem du lion d’Amérique du Nord et du lion d’Afrique. L’un a un pelage lice et l’autre porte une couronne de crinière. Il y a même de lion noir. Et pourtant, on n’a jamais distingué plusieurs races du carnivore félin.
En définitive, puisqu’il n’y a qu’une seule espèce d’homme, Yves Coppens défend qu’il n’y a en conséquence qu’une seule race humaine. Le blanc résulte d’une  décoloration, due à un défaut de synthèse de la mélanine du fait du climat tempéré. Ce n’est donc pas parce qu’on a les cheveux crépus, noirs, courts, caractéristiques des Africains ; ou lisses, blonds, longs, caractéristiques des Européens ; le nez épaté pour les Noirs ou effilé chez les Blancs qu’on est de races différentes. L’espèce humaine est unique et il n’y a qu’une seule race.
  
Jean-Claude Kouagou