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hostieL’univers Dieu !
 Monothéistes ou endogènes, toutes les religions du monde partagent la même conviction. L’existence et l’unicité de l’être suprême : Dieu. L’humanité convient que Dieu est Omniscient et Omniprésent. Dans toutes les langues, il y a une dénomination. Il s’appelle Zeus dans la mythologie grecque. Dieu en Français, God en Anglais, Kouyié en Ditammari, Mahou en Fon, Goussounon en Bariba, … L’humanité convient que Dieu a mis dans le cœur de l’homme, la conscience. L’humanité convient avec Cheikh Anta Diop qui reprend les conclusions de Nietzsche que « la criminalité et le péché sont des éléments constitutifs de la conscience. Voilà pourquoi dans les commandements de Dieu, chez les monothéistes, il est enseigné : « Tu ne tueras pas. Tu ne feras pas d’impureté ». Dans les religions traditionnelles africaines, il est aussi enseigné de ne pas faire du mal au risque d’être convoqué au tribunal d’Osiris.
Au nombre des églises du christianisme, on peut citer le catholicisme, le protestantisme, l’apostolisme, le christianisme céleste, …En Islam, on distingue le Salafisme, le Djihadisme, le Chiisme, le Sunnisme… Ils ont en commun le nom du prophète Abraham qui est aussi le personnage central des religions juive et chrétienne.
Au sein des religions endogènes du Bénin, on rencontre le Lissa (femelle de Mahou), le Xèbiosso, le Sakpata, le Ogou, le Tolègba, l’idolâtrie à travers le culte des ancêtres. Ce sont des divinités qui servent d’interférence  entre Dieu et les hommes. Tout comme Mahomet sert de pont entre les musulmans et Allah. Dans toutes les religions du monde, les pratiques sont semblables à quelques nuances près.
Les Catholiques se baptisent à l’eau et à l’huile  sainte. Les célestes par immersion. Les musulmans se baptisent dans la petite enfance. Les adeptes des religions endogènes et des idolâtres se baptisent eux aussi selon des rites propres. Le sacrement de confirmation est synonyme des rituels d’accession du mineur à l’âge de la majorité juridique. Le sacrement du mariage est transversal dans toutes les religions, les cultures et les civilisations. Il en est de même du culte des morts. Quelle que soit la civilisation, la culture ou la religion, le corps humain est un temple pour l’âme qu’il faut bénir avant d’incinérer ou ensevelir. Mais plus intéressant, c’est la canonisation et la sanctification des morts. En effet, affirme Binago Diop : « Les morts ne sont pas morts… » Cette affirmation revêt tout son sens lorsqu’on s’aperçoit que chez les Catholiques, on sanctifie les morts à chaque culte pour en faire des Saints. Et la canonisation permet de les citer à l’Eglise. Les mêmes pratiques sont observées chez les idolâtres qui célèbrent le culte des morts ou des ancêtres. Toutes ces pratiques similaires témoignent de la foi de l’humain en Dieu unique qui l’inspire. Alors, frères et sœurs dans le Christ, frères et sœurs dans l’Islam, frères et sœurs dans les religions traditionnelles, n’y a-t-il pas une passerelle à établir pour définitivement mettre fin aux violences et les guerres fratricides ? Et que dire du syncrétisme religieux ?
 
Jean-Claude Kouagou