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hostie...Un couple d’espérance

 

Les relations entre le Bénin et la Confédération suisse pourront donner lieu à un couple d’espérance. Il y a des raisons d’espérer de cette coopération qui se veut agissante. En effet, les relations de cette coopération se matérialisent désormais au triple plan.
D’abord, les relations entre le Bénin et la Suisse se manifestent au niveau de la diplomatie inter-états et trace les sillons d’un vaste champ de semences dans maints domaines. Et, les fruits de cette coopération seront bientôt perceptibles. La présidente de la Confédération suisse, Doris Leuthard, en visite de travail au Bénin au cours du mois de juillet, a apposé sa signature au bas de plusieurs documents qui ouvrent la voie d’un partenariat plus dynamique et plus fructueux. Patrice Talon et Doris Leuthard ont donc posé les bases d’une coopération féconde.
Ensuite, les relations entre la Suisse et le Bénin se manifestent entre des municipalités. Les municipalités helvétiques s’engagent dans la coopération décentralisée avec des villes béninoises. Pour preuve, les autorités de la municipalité de Cotonou avaient été invitées à Genève pour concélébrer la fête de l’indépendance de cet Etat fédéral. D’ailleurs, le ministre du Tourisme et de la culture Ange N’Koué a honoré de sa présence les manifestations marquant l’anniversaire de l’accession de la Suisse à la souveraineté internationale. Ce fut une décision du conseil des ministres du 26 juillet 2017.
Et enfin, les relations entre les deux pays se traduisent entre l’Etat fédéral suisse et une Organisation non gouvernementale du professeur Albert Tévoédjrè. Il s’agit de l’initiative du Centre  panafricain de prospective sociale- institut Albert Tévoédjrè. En effet, après le Japon, la Confédération helvétique a apporté  son appui officiel à cette initiative de « la paix par un autre chemin ». Doris Leuthard, a marqué  le 13 juillet 2017, son adhésion et celle de son pays à la démarche proposée par le Bénin avec l’appui de l’Union Africaine. Une  délégation du Cpps initiateur du projet  « Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel » Institut Albert Tévoédjrè, conduite par l’Ambassadeur nigérian Jonathan Coker, ancien Représentant de la Cedeao en Côte d’Ivoire, a exprimé la gratitude de l’Afrique à la Confédération suisse pour cet important appui.  Pour la première fois une initiative africaine  de « gestion politique internationale » paraît crédible aux yeux de beaucoup. Le coût de plus en plus élevé des opérations de paix, la détermination de certains gouvernements -dont celui des Etats Unis- à ne plus y participer à un haut niveau obligent à rechercher des solutions alternatives appropriées, tenant compte par exemple des spécificités culturelles et religieuses de certains conflits  dans des espaces de misère sociale et de chômage aggravés.  Le discours du Chef de l’Etat du Bénin à la tribune de l’Assemblée générale  des Nations  Unies le 21 Septembre 2016 sur l’urgence de l’éradication de la pauvreté  de masse  renforce cette approche qu’épouse l’Etat helvétique.
 
Jean-Claude Kouagou