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hostie...Le sens de l’équité

 La Fondation Claudine Talon a récompensé les meilleurs des meilleurs au Baccalauréat 2017. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’équité aura été le baromètre dans l’appréciation de l’organisation et du choix des lauréats. L’héroïque premier Maforikan a été non seulement convié à cette fête de l’excellence et des  leaders, mais il a porté la parole de ses camarades. Le genou ne se coiffe pas de chapeau lorsque la tête s’est majestueusement apprêtée pour le porter. C’est un adage populaire bien connu de toutes les cultures béninoises. Alors, c’est dans l’ordre établi que le fils de Maforikan était dans les bonnes grâces de la première Dame Claudine Talon. Pour qui sait que le père mène d’âpres luttes juridiques pour siéger au sein de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), il faut saluer l’esprit d’équité qui a prévalu lors de ces retrouvailles des plus méritants au Bac 2017 autour de l’épouse du chef de l’Etat. Car, en tenant compte de certaines considérations et subterfuges, la Fondation qui est à sa première année d’activités, à défaut de faire un tri qui ouvre la voie à des polémiques, pouvait simplement annuler cette activité si elle était inscrite dans le programme d’actions de la présente année. Conséquence, les autres meilleurs lauréats auraient été pénalisés du fait d’un seul nom. C’était l’option qui consisterait une omission volontaire du premier des premiers. Et Dieu sait que cette hérésie aurait été défendue par bien d’acteurs des réseaux sociaux avec des arguments lugubres et saugrenus. Ceux qui ont intérêt à défendre la première Dame et sa Fondation, soutiendront le choix scélérat. La vie, parfois, c’est des rapports de force. Le fils aurait été une victime innocente  des légitimes prises de position de son père. Heureusement, ce ne fut pas le cas. On peut entrevoir qu’il n’en sera pas ainsi. Et donc le jeune, qui fait la fierté des Maforikan et même de la Nation béninoise, peut s’attendre très prochainement à une offre de bourses d’Etat à la hauteur de son rang pour ses études supérieures. C’est aussi cela le sens de l’Etat qui s’évertue à en découdre avec l’insécurité engendrée par la jungle. En Introduction au droit, cette notion est bien enseignée avec Thomas Hobbes. Le monde, par nature, est régi par des rapports de force où les plus forts tendent à écraser les plus faibles. C’est aussi ce que Jean de la Fontaine traduit par « la raison du plus fort est toujours la meilleure » à travers la fable »Le loup et l’agneau ». Il faut bien que l’Etat, à travers ses différentes institutions, sache exercer le pouvoir avec esprit d’équité.

 
Jean-Claude Kouagou