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Nati, belle dhostie...e nom
Natitingou est une ville au creux des montagnes dans le département de l’Atacora. Ledit département est situé au Nord-ouest du Bénin. Elle est fondée, suivant l’histoire enseignée, par Nanto. La contrée serait jadis giboyeuse. Circonscription administrative, Natitingou fait partie des neuf communes du département de l’Atacora dont elle est le chef-lieu. La commune, à l’image des autres de la région septentrionale du Bénin, est caractérisée par un climat à deux saisons. Une sèche et chaude qui s’étend de la mi-octobre à la mi-avril, et une humide. La commune de Natitingou est la vitrine et la porte d’entrée de la région Atacora par la stèle de Kaba. C’est une commune relativement riche en potentialités touristiques naturelles et en richesses culturelles des différents groupes socio culturels. Elle dispose d’un fantastique paysage montagneux et de grottes, d’importants sites touristiques qui jalonnent les arrondissements et les nombreuses attractions touristiques dont certaines sont valorisées et exploitées, tandis que de nombreuses autres attendent d’être mises en valeur. Entre autres on retient dans le patrimoine de cette commune : les Chutes de Kota, le site aurifère de Perma,  le Musée de Natitingou, le mausolée familial des Kérékou, et celui de Kouandété, les pierres ornementales de Kota, les Tata Somba de Perma, Kouandata, Kouaba et Péporiyakou, le paysage pittoresque qui regorge de grottes et marres, les objets d’art, sans oublier la bière locale le « Tchoucoutou ». Depuis le début de la décentralisation, la commune a été successivement administrée par les maires, N’Da Antoine N’Da, Colonel Adolphe Biaou, Justin Mêtiki et N’Da Antoine N’Da.
Depuis 2003, épargné le statut de commune très peu polluée, tout est à bâtir. Les ponts, les ponceaux, les caniveaux, bref, l’assainissement et l’urbanisation sont des chantiers totalement ouverts. En effet, mise à part cette présentation sommaire sur le plan physique, la ville de Natitingou est pompeusement qualifiée de belle ville, de ville généreuse et hospitalière au point de ramener affectueusement le nom Natitingou à Nati.  Nati by night, Nati la belle, Nati la cité de Kaba, héros de la résistance contre le Colon. Nati… Nati … et Nati… Mais Nati est essentiellement une ville qui ressemble à un squelette de poisson. En effet son urbanisation se limite à la traversée d’une chaussée unique. Il s’agit de la route nationale inter-Etat qui relie le Bénin à certains pays sahéliens dont le Burkina Faso. Comme des arrêts d’os de poisson, les voies d’accès dans les différents quartiers de Natitingou partent de part et d’autre de la chaussée « principale » et butent contre le flanc des montagnes. Là n’est pas du tout le problème de Natitingou. Son problème au plan de l’urbanisation est que toutes les routes secondaires sont des voies qui sont quasi inexistantes. Elles sont jonchées de crevasses de toutes sortes de dimensions. Le plus dangereux, c’est qu’il y en a qui sont de véritables guet-apens susceptibles de conduire facilement au tombeau. Le programme d’asphaltage relatif aux grandes villes est une panacée pour conférer à Natitingou, le réel statut de belle ville que les accros désignent par Nati la belle.
Jean-Claude Kouagou