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hostieMartyrs du 16 janvier

 Hier était la date anniversaire de l’agression impérialiste du 16 janvier 1977. Cela fait 41 ans que l’international Bob Denard à la tête d’une horde de mercenaires a tenté sans succès de foudroyer le régime marxiste-léniniste du grand Camarade de lutte Mathieu Kérékou. Aux vaillants soldats et autres citoyens qui ont défendu la Patrie au prix de leurs vies, la Nation ne cesse de s’incliner devant leur mémoire. Le monument érigé en leurs noms à Cotonou au cœur de l’espace du champ de bataille de ce jour mémorable, illustre le sentiment de reconnaissance du peuple aux intrépides tombés sur le champ d’honneur. Ce monument porte à dessein le nom de « place des Martyrs ».

Entre l’aéroport de Cadjèhoun, la présidence de la République et l’édifice des « 40 logements », les mercenaires avaient tenté de prendre en otage les secteurs névralgiques de la souveraineté de l’Etat. L’intention des impérialistes et leurs valets était de faire abdiquer Mathieu Kérékou et le régime militaire révolutionnaire. Il s’agissait sans doute d’une réponse au discours programme qui débuta par la phrase  de démarcation que voici: « la caractéristique fondamentale et la source première de l’arriération de notre peuple est la domination étrangère ; celle de l’oppression politique, de l’exploitation économique, de l’aliénation culturelle, de l’épanouissement des contradictions interrégionales et intertribales. » Pour Kérékou, il s’agissait en tant que chef de l’Etat, de « liquider définitivement l’ancienne politique à travers les hommes, les structures et l’idéologie qui la portent. » Un tel discours indépendantiste, ne pouvait laisser indifférent le Colon surpris par cette verve du militaire.

Alors, sous l’impulsion de mains invisibles, Bob Denard embarque des mercenaires et pose sans préambule l’avion Dc7 sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou. Ils attaquent sans ménagement les points stratégiques de la ville. Mais, la riposte foudroyante s’organise automatiquement à la hauteur de l’affront. Dans les échanges de tirs, les Béninois se montrent plus offensifs et mettent en déroute les assaillants. Malheureusement, les combattants Tossou Mathieu, Lassissi Yessoufou, Abiodoun Basile, Comlan Sylvain, Toto Paulin, M’Po Pascal Dabapa, Alassan Kassim passeront l’arme à gauche.

En ces instants de souvenirs mémorables, il est souhaitable que chaque soldat se rappelle du sens de l’engagement de ces patriotes exemplaires qui ont combattu jusqu’au sacrifice suprême. Il est aussi souhaitable que les autorités étatiques s’occupent particulièrement des membres très proches de ces soldats qui ont sacrifié leurs vies pour l’intérêt national. Il est enfin un devoir humain que chaque béninoise et chaque Béninois se souviennent de tous les fils du pays qui ont livré le combat de la liberté. Les générations montantes et futures doivent être fières d’appartenir à un tel pays qui dispose à foison d’exemples à suivre dans tous les secteurs de la vie. Inclinaison en mémoire de tous les martyrs et de ceux du 16 janvier 1977.

 Jean-Claude Kouagou