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hostie..Villes vertes

 Pendant que les autorités s’affairent à résoudre le problème ô combien crucial de la faim, il est quand même loisible de constater que la ville de Cotonou se verdit. De grands axes routiers ainsi que des ronds-points stratégiques, jadis servant de dortoirs aux malades mentaux sont désormais aux bons soins des jardiniers. Les mauvaises herbes ont fait céder au gazon et autres espèces végétatives pouvant embellir les places publiques.

Cet effort remarquable qui entre dans la politique du gouvernement du président Patrice Talon, mérite que l’on y prête attention. Le cadre de vie doit l’être réellement. Et le vert chlorophyllien est un vert de vie. En effet, faut-il le rappeler, la chlorophylle est une substance verte contenue dans les végétaux. Il s’agit d’un pigment qui, dans les plantes, leur donne la couleur verte et absorbe la lumière nécessaire à la photosynthèse. Celle-ci est une réaction qui convertit l’énergie lumineuse en énergie chimique. Il est démontré que toute l’énergie disponible pour la vie sur la biosphère terrestre l’est grâce à la photosynthèse.

Dans un contexte de changement climatique, il est tout aussi recommandé que les Etats envisagent des politiques adéquates pour le cadre de vie. En consacrant le titre d’un ministère à cette problématique, le président Patrice Talon est allé au-delà de la simple dimension de l’environnement qui est un concept sclérosé, car ayant été sans rupture utilisé depuis que le président Nicéphore Soglo avait trouvé la pertinence de créer le ministère de l’environnement. A cette époque, l’on pensait que ce ministère avait été inventé pour contenter des amis. Mais, à mesure que le temps passe, chacun s’est fait finalement une bonne idée de ce concept.

Le ministère du cadre de vie est encore plus intéressant tant il prend la dimension environnement et s’inscrit dans une dynamique de développement durable. En revoyant le mécanisme d’urbanisation au Bénin, surtout dans les zones rurales pour en faire des territoires de développement de demain, on résout absolument un problème important de société. Quelle terre laisserons-nous aux générations futures ?, s’était interrogé un grand auteur. En tout cas, pour Antoine de Saint Exupéry « on n’hérite pas la terre de nos ancêtres… On exploite la terre de nos parents, mais on emprunte celle de nos enfants ». Si tel est le cas, les générations actuelles ont un devoir humanitaire de préserver leur cadre de vie. En reboisant, on lutte contre la désertification. En créant des espaces verts, bien entretenus, on embellit le cadre de vie. Ces actions qui restaurent le couvert végétal, favorisent le cycle normal de l’eau à travers les précipitations. Qui ne sait pas que « L’eau n’est pas nécessaire à la vie, elle est la vie » pour reprendre les propos de Saint-Exupéry ? Qui ne sait pas que l’eau est à la fois le creuset originel et l’élément primordial de la vie. C’est dans l’eau des océans primitifs, il y a plus de 4 milliards d’années, que sont apparus les premiers micro-organismes qui, évoluant au fil du temps, ont essaimé et colonisé la planète-terre : un désert inerte en ce moment-là. 

En attendant de résoudre le problème de « il n’y a pas d’argent, on a faim », un problème de vie à longue durée d’action est en train de trouver solution.

 Jean-Claude Kouagou