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hostie..Togo 2020

A deux ans de la présidentielle de 2020, le Togo est à la croisée des chemins pour écrire de nouvelles et belles pages de son histoire.Au cours de l’année 2017, le pays a été secoué par des mouvements populaires organisés sous la bannière de l’opposition. S’il est vrai que la tension sociale n’a pas encore totalement baissé, il n’en demeure pas moins qu’il faut saluer les efforts qui se déploient de part et d’autre pour ramener la paix dans ce pays.

Déjà, pour l’opposition, elle doit utiliser des stratégies de conquête de pouvoir, en s’abstenant de boycotter les appels à participer à des rencontres de prise de décisions qui posent les jalons d’un débat constructif. En effet, 2018 est une année électorale au Togo. C’est au cours de cette année qu’auront lieu les élections législatives pour le renouvellement des députés à l’Assemblée nationale. Le pouvoir de Faure Gnassingbé avec les structures politiques, est a priori plus futé que l’opposition qui devra resserrer ses rangs pour atteindre ses objectifs. Les descentes de cadres de l’Union pour la République (Unir) qui a pris la place du Rpt (Rassemblement du peuple togolais) sur le terrain, à la rencontre des populations illustrent le fait que les hommes de Faure s’activent méthodiquement avec l’avantage qu’on le veuille ou non de l’utilisation des moyens de l’Etat. L’opposition quant à elle, semble ne pas encore prendre la mesure de l’enjeu des législatives qui constituent un baromètre pour la présidentielle de 2020. Il y a un travail de fond que l’opposition togolaise devrait être en train de faire si elle tient à ce que ses luttes futures soient couronnées de succès. La Constitution togolaise en son article 52 dispose que les élections législatives devant permettre de renouveler l’Assemblée nationale, doivent avoir lieu trente (30) jours avant l’expiration du mandat des élus actuels.  Les députés actuels ayant été élus le 25 juillet 2013, le prochain scrutin devra se tenir en principe en juin 2018.

A 4 mois de cette échéance constitutionnelle, le Togo s’attelle à trouver des solutions pacifiques durables à la crise qui le secoue. On parle de dialogue inclusif préalable à la tenue des élections. On y met la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui fait l’objet d’achoppemententre les partisans de Faure Gnassingbé et les membres de l’opposition. Il y a par ailleurs la problématique du fichier électoral qui est l’autre préalable du consensus d’avant les scrutins. Certains n’entendent plus le retour au pouvoir après 13 ans de gestion de Faure dont le père a dirigé le pays pendant 38 ans. Dans cet antagonisme, il faut trouver la solution pacifique.

Le leader de l’Union des forces du changement (Ufc) GilchristOlympio, tient à participer aux prochaines élections. Il est formel sur la nécessité d’opérer les réformes. « Nous travaillons dessus dans une atmosphère d’optimisme et je crois que quelque chose de concret en sortira. », a-t-il confié à des journalistes. Jean-Pierre Fabre, le patron de l’Alliance nationale pour le changement (Anc)avait réitéré le vœu de rencontrer le Président Faure Gnassingbé afin qu’ils puissent discuter pour trouver des solutions aux problèmes socio-politiques du pays. Sur son éventuelle candidature à la présidentielle 2020, Fabre veut laisser le temps au temps. En bon stratège, Faure aussi attend ses détracteurs et refuse de dévoiler ses réelles intentions pour la présidentielle de 2020. L’autre acteur politique majeur du Togo est l’économiste TikpiAtchadam. Tous ont le devoir historique de sortir le Togo de sa crise. Car, gouverner, ce n’est pas se servir, mais servir avec méthode et équité.

Jean-Claude Kouagou