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hostie..Le mixage de la cohésion

Le président de la République, Patrice Talon, a envisagé autrement l’opération de la sécurité intérieure du Bénin. Avec plus d’efficacité et d’efficience, il a voulu que l’ex Gendarmerie et l’ex Police nationale qui accomplissent séparément à plus de 80% les mêmes missions de sécurité et de police judiciaire deviennent une force unique. Le Chef de l’Etat avait même souhaité que cette réforme prenne corps à partir du mois de janvier 2018. Méthodiquement, le projet de loi portant création de la Police républicaine a été adopté, approuvé par la Cour constitutionnelle et promulgué dans le dernier trimestre de l’année 2017. L’adoption par le Gouvernement des décrets portant attributions, organisation et fonctionnement de la Police républicaine a suivi, et deux cadres supérieurs des corps ont été investis de pouvoir en qualité de Directeur général et de Directeur général adjoint de la Police républicaine.

Alors, au plan légal et réglementaire, plus rien ne bloque la mise en œuvre de la Police républicaine. Ainsi donc, le tout premier Directeur général de la Police républicaine, l’Inspecteur général de l’ex Police nationale, Nazaire Hounnonkpè a prononcé des nominations, aussi bien au niveau du cabinet qu’au niveau des directions départementales. Ce qui frappe à la prise de connaissance des actes de nomination, c’est le caractère mixte des premiers responsables de ces unités de commandement. Lorsque le commandant en chef de la Direction départementale est un agent de l’ex Police nationale, son adjoint est systématiquement un fonctionnaire de l’ex Gendarmerie nationale. Lorsque c’est plutôt un agent de l’ex gendarmerie nationale qui est promu Directeur départemental de la Police républicaine, son adjoint est systématiquement un fonctionnaire de l’ex Police nationale. Cette équité est un symbole de cohésion indispensable à la cohabitation des deux corps de métier devenus un, comme dans les liens de mariage, où selon la Bible, l’homme et la femme s’unissent devant Dieu pour devenir Un.

En attendant que les signes extérieurs distinctifs de la Police républicaine ne soient perceptibles, notamment les uniformes, les premiers actes pris par l’Inspecteur général de Police, Nazaire Hounnonkpè, lancent désormais les activités de la Police républicaine. Il ne reste que, dans les jours à venir, de nouvelles nominations soient prononcées dans les commissariats suivant la même éthique. Progressivement les grades et les nouvelles appellations devront être rendus publics. Dans les semaines et mois à venir, et avant la fin de l’année, la fusion devrait être totale pour que les Policiers républicains opèrent en toute sérénité. Il serait aussi souhaitable que la réforme atteigne la réhabilitation de tous les anciens commissariats de même que toutes les anciennes brigades qui devraient être peints aux couleurs de la Police républicaine.

Le chef de l’Etat a fini de jouer sa partition du point de vue de la mise en œuvre de la réforme. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité prendra le relai pour mettre les moyens financiers et tous les équipements nécessaires à l’opérationnalisation de la Police républicaine. Ainsi, les soldats de la paix pourront accomplir leur mission sans anicroche.

 Jean-Claude Kouagou