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hostieAux Saints …

 Un. Deux. Trois… Onze décès autour d’une même personne. Elle devient dingue. Sans une assistance divine, ces drames peuvent la conduire à la dépression. Devant de telles situations, l’humain qui les vit, à moins d’être sanguinaire ou totalement insensible aux vicissitudes, ne peut que se livrer à la débauche. La vie devient semblable à celle qu’a connue Thierry Ardisson, cette vedette du paysage audiovisuel français. Des personnes si proches et si chères qui lui sont ôtées l’une après l’autre dans un laps de temps, il faut parvenir à transcender ces moments dans la lucidité pour en parler. C’est en ce moment qu’on reconnaît la gloire de Dieu devant l’Eternel. Jour pour jour ce 12 mars 2018, un an s’est écoulé depuis la première décennie de la disparition du père. S’il y a à regretter cette disparition subite, on pouvait se consoler de l’œuvre du défunt.

Mathurin, le gendre tourna brutalement dos à la vie et laissa dans la désolation Catherine au cours du même mois de mars. Mais en 2011. Alors qu’il se rendait à des obsèques à Djidja. Et c’est de la façon aussi tragique qu’insupportable que Jean-Christophe pose sa valise sur le quai et s’en alla les pieds devant. Non pas seul, mais avec sa famille. Les tragédies se renouvellent. Les patriarches Ossori et Yori répondent l’un après l’autre à l’appel du Seigneur, dans une relative béatitude. Le cœur serré, deux autres disparitions survinrent. Clément, le sosie, le compagnon d’un trio, pousse le dernier soupir criblé de balles. Comme Jean-Christophe le 31 juillet 2011, Clément avait achevé de façon inattendue sa course sur terre le 9 décembre 2015. Il était tombé sur le champ d’honneur, les armes à la main. Ninon, la duchesse qui pansait le cœur atteint du fils de l’homme qui s’est vu soudainement séparer d’un de ses meilleurs amis, dans l’incompréhension totale, est fauchée par la mort le 8 février 2016. Soixante jours seulement après le départ de Clément. Laetitia, la tante de la dulcinée qui venait d’exprimer sa compassion au fils de l’homme, rejoint ses ancêtres dans l’amertume totale. Le rendez-vous qu’elle s’apprêtait à avoir avec le fils de l’homme n’aura plus lieu sur terre.

La fin de la tragédie était encore loin. En avril de la même année, des jumeaux fraîchement nés pour agrandir la famille du fils de l’homme, sans préambule, retournent comme ils sont venus, augmentant les chagrins. Un an après, Joseph et Philippe, comme s’ils partageaient le même destin, partent de ce monde les 10 et 11 avril 2017. Cette hécatombe ne manque pas de conséquences. L’hécatombe précipite, 50 jours après, la tante Témpa, octogénaire qu’une affection avait délabrée. La dizaine de disparitions dont 7 en un an, reste tristement mémorable dans les cœurs.

Le Fils de l’Homme qui éprouve ce grand vide autour de lui s’incline devant la mémoire de chacun des défunts en ce jour souvenir de son géniteur Benoît. Que Dieu qui détient toute gloire et toutes grâces, daigne les sanctifier pour qu’ils deviennent les guides de ceux qu’ils ont laissés. Saint Benoît, le père soit le phare d’Alexandrie qui illumine ta famille. Saint Mathurin demeure l’époux et le tonifiant. Saint Jean-Christophe, le confrère, soit toujours l’ami dans la paix éternelle. Saint Clément, le confrère et le sosie, veille sur ta famille. Sainte Ninon, la duchesse, donne à chacun de tes aimables la force de rester en vie. Saints Yori et Ossori, soyez les gardiens de la lignée familiale. Saints jumeaux innommés, les neveux innocents, soyez les anges qui bonifient vos parents. Saints Joseph et Philippe, les frères, donnez les moyens de supporter la croix. Sainte Témpa, toujours vivace, soit la sève qui irrigue ton arbre généalogique…

 Jean-Claude Kouagou