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oro-culteA Ifangni, les adeptes du culte Ôrô devraient lever tôt ce matin le blocus imposé au niveau de certains axes routiers. Ce qui n’est pas le cas, ce mercredi 19 août 2015, jour du marché d’Ifangni. Et pour cause, ils réclament la libération pure et simple de leur chef culte détenu par les Forces de l’ordre.

Les adeptes du culte Ôrô maintiennent le blocus imposé au niveau de certains axes routiers. Les routes ne sont pas ouvertes comme exigé en ce jour du marché d’Ifangni et les femmes sont contraintes de rester chez elles. La tension évolue vers la frontière d’Igolo où les populations regagnent leurs maisons. Selon les dignitaires, ils exigent dans l’immédiat la libération de leur chef culte détenu aux mains des forces de l’ordre. Ils demandent aussi le blocage des voies des différentes localités des communes d’Adja-Ouèrè, Pobè et environs pendant trois jours conformément aux calendriers établis avec les autorités communales d’hier mardi 18 août 2015 à partir de 22 heures à 4 heures du matin et à partir de 10 heures jusqu’au petit matin du vendredi prochain.

A en croire le Capitaine de la compagnie de gendarmerie de Porto-Novo, les actes d’escroquerie et de vandalisme se multiplient dans la Commune d’Ifangni. Selon eux, les auteurs seraient les adeptes du culte Ôrô sans oublier les diverses plaintes qui ont été enregistrées au sujet des désordres créés par les initiés de ce culte. C’est donc suite à la violation de l’arrêté municipal interdisant la fermeture des voies inter-états tout au long de leur cérémonie, que la gendarmerie de Porto-Novo a réagi pour instaurer le calme. Mais elle a fait face à une résistance farouche desdits adeptes. N’eût été la vigilance des forces de l’ordre, la gendarmerie serait incendiée par les initiés du culte Ôrô. Bilan de cet affrontement : plus d’une quarantaine d’adeptes du culte Ôrô ont été arrêtés par la compagnie de gendarmerie de Porto avec des objets sacrés saisis sans oublier les blessés dans le camp des gendarmes. Il est à préciser que le capitaine Tégbéssou Martial et le commandant de la brigade n’ont pas aussi été épargnés.

Servais Roland DOSSA