Spread the love

Kouagou UpmbJean Claude Kouagou, rédacteur en chef du quotidien Le Matinal est candidat au poste de Président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB). L’élection  aura lieu le vendredi 29 juillet prochain. En effet, celui-ci veut initier des réformes et donner une nouvelle dynamique à l’UPMB après avoir été élu président. Lire ci-dessous l’interview accordée à Océan Fm.

Etes- vous prêt pour le  scrutin du vendredi prochain en ce qui concerne l’élection de la présidence à l’UPMB ?

Aucun candidat sérieux à 72 heures du scrutin ne peut dire qu’il n’est prêt. Donc, à l’heure actuelle je suis moralement armé, totalement prêt pour affronter le scrutin du 29 juillet prochain.

Vous avez décidé d’être candidat pour être le Président de l’UPMB. Pourquoi avoir fait ce choix Jean Claude Kouagou ?

D’abord, il faut dire qu’on ne se lève pas du jour au lendemain pour constituer une candidature. C’est sur la base d’un certain nombre de considérations qui font que vous vous décidez avec certains amis, avec des gens qui estiment que vous êtes en mesure d’apporter un plus si on vous portait au premier poste de responsabilité d’une association, d’une union, d’un syndicat etc. C’est tenant compte de ce préalable que j’ai accepté d’être candidat à la présidence  de l’UPMB. Et, aujourd’hui nous sommes tout à fait déterminés ; nous avons fait un travail sur le terrain qui nous rassure que nous ne serons pas loin de la victoire. Et donc, je voudrais rassurer tous ceux qui ont accepté de faire chemin avec nous que la victoire est déjà là.

La victoire est déjà là, pourtant vous avez des concurrents dont le Président sortant. Vous ne craignez rien ?

Absolument pas ! Tout simplement parce que le diagnostic qui ressort des tournées que nous avons effectuées sur le terrain révèle que les confrères aspirent très sérieusement à une alternance démocratique au niveau de notre union faîtière. Et donc nous,  nous prônons ce que nous avons appelé « Le nouvel ordre pour un militantisme syndical ». Ce projet de société ainsi baptisé a impacté, a sérieusement convaincu les camarades qui voudraient effectivement porter leur choix sur notre modeste personne pour que nous puissions expérimenter ce que nous prônons qui est d’abord et avant tout les réformes institutionnelles, parce que nous avons constaté que depuis quatre mandatures déjà l’Union ne fonctionne pas comme cela se doit. Mais déjà après trois mandatures, il était important que l’Union puisse désormais prendre sa boussole  parce qu’elle n’était plus naissante. Nous avons constaté que tel n’était pas le cas. Aujourd’hui, ce que nous prônons en termes de réformes institutionnelles, c’est d’abord que l’Union puisse fonctionner à l’image des conseils communaux, c’est-à-dire que les professionnels des médias que nous sommes et qui sommes élus nous sommes essentiellement des politiques mais en dessous de nous il faut une administration compétente pour s’occuper des questions techniques. A la tête de cette administration, il faudra d’abord  un gestionnaire de projet ou administrateur de projet pour concevoir les projets que nous pouvons faire financer par des partenaires techniques et financiers qui s’occupent des questions des médias, des questions syndicales. Deuxièmement, c’est que , cette administration pourra assister le Bureau exécutif à pouvoir rédiger lorsqu’il s’agit par exemple des rapports financés, que l’administration qui sera désormais une révolution au niveau de l’Union puisse assister le Bureau exécutif à pouvoir produire de très bons rapports techniques,  parce que déjà dans les appels à candidature nous allons définir les profils qui siéent à chaque poste au niveau de cette administration pour coller aux réalités que nous envisageons pour changer fondamentalement la gouvernance au niveau de notre Union.

Mais vous savez aussi qu’on traite parfois l’UPMB de coquille vide parce qu’elle ne défend pas véritablement les journalistes. Comment allez-vous faire pour changer en fait  cette conception que les journalistes ont de l’Union ?

C’est certainement à raison que les confrères traitent l’Union de coquille vide. Mais ce que je voudrais dire, notre projet de société est baptisé  « Le nouvel ordre pour un militantisme syndical ». Et nous, nous avons fait l’expérience de ce qu’on appelait en son temps UJPB (Union des Journalistes de la Presse privée du Bénin).

On rappelle que vous avez déjà servi à l’UPMB.

Bien sûr que j’ai été Secrétaire Adjoint à la  formation et la spécialisation. A ce titre, j’avais déjà apporté une réforme qui était de mettre à la disposition de l’Union des manuels de procédure. Cela a été mon œuvre. Aujourd’hui, l’Union dispose des manuels de procédure. L’Union ne peut pas continuer d’être gérer à la manière d’une épicerie. D’ailleurs, les épiceries modernes fonctionnent avec les moyens modernes des technologies de l’information et de la communication. Donc, il est absolument important et indispensable pour l’Union de pouvoir se moderniser. Nous nous prônons cette modernisation.

Toute élection est politique on le sait. Vous êtes aussi devenu politicien durant cette campagne. Est-ce que politiquement vous êtes prêt pour pouvoir  affronter votre adversaire le vendredi prochain ?

Oui, toute élection est effectivement politique tout simplement parce que cela sollicite, de votre part, une ingéniosité terrible, cela sollicite la mise en cohérence d’un certain nombre de stratégies, cela sollicite un certain nombre de considérations qu’il faut essayer de dominer ou de maîtriser. Donc, essentiellement de ce point de vue, c’est une élection politique comme toutes les autres. Mais, elle se déroule au sein de la corporation et donc c’est une élection professionnelle. Ce n’est pas pour rien que dans tous les domaines du syndicalisme on parle bien entendu d’élection professionnelle. Ce que nous nous prônons et qui est baptisé le «NOMS », nous voudrions désormais que notre Union soit une confédération syndicale  et puisse avoir un bureau au niveau de la Bourse du travail. C’est tout simplement déjà parce qu’elle est, de fait, une centrale syndicale. L’Ortb est membre de l’Union, l’Ortb a son syndicat. L’Agence Bénin Presse est membre de l’Union, elle a son syndicat. L’ONIP qui édite le journal La Nation a son syndicat. Donc déjà au sein de l’Union, il y a trois syndicats du service public. On peut aussi disposer des syndicats et des délégués de personnels dans les services de presse privée tout en respectant les conditions éditées par le Code du travail qui voudrait que lorsque les effectifs sont en deçà de 11, qu’on puisse disposer de délégués de personnels. Lorsque c’est supérieur à 11 qu’on puisse disposer de syndicats. Mais, je voudrais tout simplement observer à ce niveau que le syndicat ne doit pas être en rébellion avec le patronat. Le syndicat négocie et pour cela ce que nous voudrions aussi c’est que les syndicats doivent soient formés aux techniques de négociations syndicales parce que si vous ne dites pas au patron l’intérêt qu’il a à investir, c’est perdu d’avance. Vous serez là entrain d’aboyer, le patron ne va pas agir. C’est tout cela que nous nous prenons en compte dans notre projet de société qui est baptisé « Le nouvel ordre pour un militantisme syndical » et qui voudrait aussi que l’Union puisse se rapprocher de tous les confrères.  Nous avons également pris cela en compte dans notre projet de société.

Propos recueillies par : Rèliou KOUBAKIN

Transcription : Charlotte SODINYESSI