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Yayi cherche de couverture pour se tirer d’affaires devant la justice

La Coalition pour la défense de la démocratie se cristallise sur la personne de l’ancien président de la République Yayi Boni. Il active les activités de la coalition pour ne pas faire face à la Justice dans les ténébreuses affaires ICC-Services et disparition de Urbain Dangnivo. C’est ce qui justifie la sortie médiatique de la Coalition à laquelle appartiennent Nicéphore Soglo et Sébastien Ajavon, jeudi 31 mai 2018.

Yayi Boni et les Fcbe ne savent plus où se donner de la tête depuis que la justice a décidé de rouvrir les dossiers ICC-Services et Dangnivo. Et pour se forger un bouclier contre la manifestation de la vérité, leur stratégie a été de rallier à leur cause, l’ancien président Nicéphore Soglo et Sébastien Ajavon. C’est dans cette veine que la coalition pour la défense de la démocratie à laquelle ils appartiennent est montée au créneau jeudi 31 mai 2018 pour vitupérer la gouvernance Talon. A l’analyse de leur déclaration de presse, on comprend aisément que c’est parce que ces espèces en fin de cycle dans l’arène politique n’avaient rien d’autre à faire que de se donner en spectacle à travers cette piteuse sortie médiatique. Sinon, dans le fond, rien n’a changé. Le discours est le même depuis 2 ans, stéréotypé, faits d’allégations mensongères et calomnieuses. Si au moins, à l’occasion de leurs sorties tonitruantes, ils faisaient des propositions concrètes, on ne dira pas qu’ils sont des vieux désœuvrés. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils veulent trouver à tout prix des poux sur la tête d’un chauve. Finalement, ils présentent au peuple un discours vide. Lorsqu’ils évoquent l’affaire Atao sans daigner au moins reconnaître le trafic acéré de faux médicaments qui ont causé tant de torts aux populations, il y a lieu de dire qu’ils font montre d’irresponsabilité. On a quand même vu certains d’entre eux gérer ce pays pendant plusieurs années comme une épicerie. Sur le terrain de la lutte contre la corruption et l’impunité, ils n’ont pu faire grand-chose. Ils ont purement et simplement démissionné. Alors pourquoi critiquent-ils la gouvernance actuelle au lieu de se préparer pour les élections à venir ? S’ils avaient au moins l’honnêteté de reconnaître le travail qui est fait par rapport à la lutte contre la corruption, un domaine où l’échec des Fcbe a été patent, on comprendrait la pertinence de leur combat. Contre toute attente, ils s’emploient à réclamer un procès sans partie pris dans maints dossiers. De quoi ont-ils peur exactement ? Certainement de l’évocation prochaine des affaires Icc Services et Dangnivo. Des dossiers qui leur donnent déjà de l’insomnie. Au lieu de s’agiter comme le diable dans le bénitier, ils feraient mieux de garder leurs énergies et leurs arguments pour les procès qui s’annoncent. Ils peuvent se rassurer. Le gouvernement en place fera la lumière sur toutes ces affaires qui ont endeuillé des milliers de Béninois.

 Odi I. Aïtchédji