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Lionel Zinsou (à gauche) était bel et bien mission pour la France

Au lendemain de sa débâcle à la présidentielle du Bénin, Lionel Zinsou, qui avait enfilé les couleurs des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est retourné très vite à Paris. Le Franco-béninois taxé de gouverneur, durant la campagne présidentielle béninoise de 2016, le confirme par son implication aux côtés du candidat Emmanuel Macron qualifié pour le second tour de la présidentielle française.

Les présomptions de gouverneur sur la personne de Lionel Zinsou se confirment. Le candidat inattendu des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui a ravi la vedette aux autres prétendants s’affiche merveilleusement dans le dispositif de campagne du candidat Emmanuel Macron. Le bi-national qui doit tout à la France qu’au Bénin, a des droits d’accomplir son devoir civique de citoyen français. Personne ne le lui dénie. Mais alors, dans le bi-nationalisme, le sujet a plus de penchant et d’affection pour l’une ou l’autre des nations auxquelles il appartient. C’est bien le cas avec Lionel Zinsou qui ne se revendique « qu’un tout petit peu africain ». En effet, en dehors de son patronyme Zinsou qu’il ne s’est d’ailleurs prononcé à la manière béninoise, Lionel, qui prend publiquement la parole à Paris pour aider le candidat Emmanuel Macron à briguer la magistrature française, s’est moqué de sa seconde patrie : le Bénin. L’ancienne plume de Laurent Fabius, ne réalise-t-il pas qu’il reste et demeure le « Monsieur Afrique » après Jacques Foccart ? Il y a à peine un an que Zinsou a cessé d’exercer de très hautes fonctions de premier ministre au Bénin. Il y a aussi à peine un an qu’il a voulu assumer les charges de président de la République et d’accéder à la Marina, suivant les manifestations de la Françafrique qu’il qualifiait de mythe. Le masque est désormais tombé devant cette imposture à l’égard des Béninois. Lionel Zinsou donne totalement raison à ceux qui soutenaient qu’il méconnaissait les réalités des « mânes des ancêtres » transcrites dans le serment de la Constitution du 11 décembre 1990. Et que de ce fait, il ne fallait pas lui permettre d’accéder aux plus hautes charges de la République béninoise. On peut présumer que dans le lexique qui est le sien, le député Rachidi Gbadamassi, élu des Fcbe et qui avait réfuté cette candidature, lui suggèrerait de fait un stage de 5 ans au Bénin avant de se présenter à une présidentielle. Pour Albert Tévoédjrè, le politologue averti, Lionel Zinsou devrait être « probablement de bonne foi » quand il acceptait d’être candidat au point d’être la risée des caciques et ténors Fcbe. Sans nul doute, Lionel Zinsou est retourné à sa vraie patrie. Les Béninois, désormais méfiants ne peuvent plus compter sur lui pour occuper de fautes fonctions et défendre les intérêts du Bénin.

Jean-Claude Kouagou