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sinistres-dantokpaLe gouvernement a décidé d’accompagner les sinistrés de l’incendie qui a ravagé une partie du marché Dantokpa. Cette décision est issue du Conseil des ministres du mercredi 18 avril 2018.

L’incendie est survenu au petit matin du lundi 16 avril 2018 autour de 3h30. Il a été circonscrit à un espace de 4000 m2 environ dans le secteur Kpodji, zone dédiée à la vente des produits vivriers. Pas de pertes en vies humaines mais d’importants dégâts matériels enregistrés. Pour l’heure, soixante-quinze (75) victimes recensées ont perdu des marchandises d’une valeur allant de quarante mille (40.000) à cinquante-cinq millions (55.000.000) de FCa. Ces pertes cumulées sont estimées à deux cent millions (200.000.000) de FCfa. Les causes exactes de l’incendie ne sont pas encore connues, mais la Direction générale de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) évoque deux sources probables à savoir : la section d’un fil conducteur de courant électrique au niveau de cette zone de céréales ou celles des foyers individuels des vendeuses de nourriture dans le marché. La zone objet de l’incendie est sans aération, non assainie et ne comporte que des hangars de stockage de céréales réalisés en matériaux précaires, donc une zone difficile d’accès pour les secours. Suite à ce compte-rendu, les diligences seront faites à l’effet de sécuriser les lieux, de prendre des mesures pour accompagner les sinistrés. Une information judiciaire sera aussi ouverte pour déterminer les causes du sinistre.

Le gouvernement, une fois informé de l’incendie, a dépêché le ministre de l’Intérieur qui s’était porté sur les lieux dès 6h du matin. D’autres ministres dans la matinée (Décentralisation et Cadre de vie) sont allés sur les lieux. Et qu’en fin de journée, une plus forte délégation y est retournée pour soutenir les sinistrés, mais aussi pour évaluer la situation. Le gouvernement a clairement pris l’option d’exprimer la solidarité nationale envers ces sinistrés. Et connaissant sa méthode, ce ne sera pas une vaine promesse. S’il est vrai que les Béninois connaissent l’importance de Dantokpa, il n’en demeure pas moins que de réels dysfonctionnements le caractérisent aujourd’hui. Sa position crée désormais plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. La récurrence des incendies dans ce marché et cet état des lieux conforte le gouvernement dans sa vision et son ambition de mettre les marchés aux normes et standards qui conviennent. La délocalisation du marché Dantokpa devient aujourd’hui un impératif.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)

 Des centres d’affaires bientôt modernisés 

L’incendie qui s’est déclaré lundi 16 avril 2018 a une fois encore confirmé la nécessité de la moderniser les marchés du Bénin. C’est pourquoi le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 18 avril 2018, a fait le point de la mise en œuvre de ce programme et de la délocalisation du marché Dantokpa.

Le Bénin s’active à se doter de centres d’affaires modernes. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres. L’incendie survenu au marché Dantokpa, lundi 16 avril 2018 et qui a fait de nombreuses victimes avec une perte de plus de 200 millions de francs Cfa, a montré la nécessité de doter le pays de marchés aux normes et standards internationaux. La mise en œuvre de ce programme règlera le problème de mobilité et la concurrence déloyale que dénoncent des acteurs du marché à cause des positions géographiques de certains commerçants. Le gouvernement, ayant pris connaissance du point de la mise en œuvre de ce programme, au cours de sa réunion hebdomadaire qui a eu lieu du mercredi 18 avril 2018, a instruit le ministre du Cadre de vie et du développement durable, Didier Tonato, aux fins de la conduite rigoureuse des travaux dans le strict respect des chronogrammes établis à cet effet. Débordant actuellement ses limites originelles (14 ha), le marché Dantokpa couvre environ 20 hectares. Ce qui induit une saturation de l’espace, préjudiciable à l’image d’un centre-ville moderne et à son développement. On peut également observer dans ce grand centre commercial, une accumulation de commerces étalés de part et d’autre d’un des axes de circulation majeur de la ville, avec des nuisances de plus en plus importantes aux plans environnemental, de la mobilité, de l’hygiène et de la sécurité. Un diagnostic peu reluisant qui rend impératif le relogement du marché. La délocalisation du marché Dantopka en effet, se fera sur deux différents sites. Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi pour la construction d’un marché de gros. Ce marché  va accueillir le commerce des produits vivriers, marchandises manufacturées, logistique, viandes, poissons, etc. Il sera également construit à Kouhounou une galerie commerciale (Mall) de mille (1000) boutiques qui accueilleront le commerce de cosmétique, du textile, des bijoux… «Les études pour la réalisation de ces projets sont en cours d’achèvement», a fait observer le ministre en charge de la Justice, Joseph Djogbénou à l’occasion de son presse. Selon le Garde des sceaux, la sélection des entreprises sera faite aussitôt après, en vue du démarrage des travaux en janvier 2019, pour une livraison des équipements au bout de vingt-quatre (24) mois.

 36 marchés régionaux et urbains au cœur du programme

 Le ministre Djogbénou a également, réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en œuvre un vaste projet de modernisation des marchés urbains et régionaux qui porte sur trente-six (36) marchés au total. Les travaux de la première phase de ce programme de vingt (20) marchés démarrent en juillet et septembre 2018. L’alternative pour nos marchés existe avec le programme du gouvernement du président Patrice Talon qui ne s’inscrit pas dans une logique de saupoudrage. Il faut donc louer la vision et l’ambition du gouvernement de mettre nos marchés aux normes et standards requis, d’en construire de nouveaux, répondant aux mêmes exigences, et surtout de déplacer le marché Dantokpa.

O. I. A.