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justiceL’accusé d’hier, Gilbert Balley, a-t-il vraiment tué Christophe Hangbé ? Est-ce que les coups portés par Gilbert au cours de cette altercation étaient la cause de la mort de Christophe ? Difficile de l’établir selon l’avocat de la défense, mais le Ministère public est resté péremptoire même si dans le fond, il a requis 7 ans de travaux forcés à l’encontre de l’accusé. Que retenir du second dossier d’hier lundi 6 août 2018 ? L’accusé d’hier âgé de 55 ans et résidant au quartier Vossa était agent de sécurité privée de la société ‘’Msa’’. Le samedi 20 juillet 2013, aux environs de 18 heures, une petite incompréhension nait entre lui et son collègue de service Christophe Hangbé. Les échanges, au début, pacifiques ont pris une tournure virile et les deux en sont venus aux mains. Au cours de la bagarre, les deux se sont administrés des coups de matraque réciproques. Christophe, de son côté, s’est par la suite plaint de violents maux de tête suite aux coups de matraque qu’il aurait reçus à la tête. Quatre jours plus tard, il succombe au centre départemental du Zou. Gilbert est du coup pointé du doigt comme auteur du décès de la victime et placé sous mandat de dépôt en 2013. L’accusé, un peu comme à toutes les étapes de la procédure, a reconnu les faits. Au cours des débats, le Ministère public a réuni les éléments constitutifs et requis contre lui sept ans de travaux forcés. L’avocat de la défense, Cosme Amoussou, estime qu’il n’existe aucun lien de causalité entre les coups portés et le décès survenu. Pour lui, rien au dossier ne renseigne que c’est le coup de matraque administré par Gilbert qui a entraîné le décès. Mieux, il soutient que la cause clinique fait état d’une crise cardiaque. Il soutient le doute et demande à la Cour de faire une application juste de la loi. La Cour a condamné Gilbert à 5 ans de travaux forcés. En détention depuis juillet 2018, il recouvre sa liberté.

 

HA