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elias-jbLe président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean Baptiste Elias, apprécie à sa juste valeur la performance du Bénin dans l’indice de perception de la corruption 2018, dévoilé hier par Social Watch Bénin. Il a évoqué les raisons qui justifient une telle performance au micro de nos confrères de la radio nationale.

Le Bénin a amélioré sa performance dans le nouveau classement de Transparency international sur l’indice de perception de la corruption. Il est passé de la note de 39 sur 100 en 2017 à 40 sur 100 en 2018. Cependant son rang reste statique. Il occupe le 85ème rang comme au dernier classement sur 180 pays évalués. Plusieurs raisons justifient cette performance selon Jean Baptiste Elias, président de l’Anlc. Le Bénin doit cette performance aux réformes entreprises par l’actuel gouvernement de mettre fin à la corruption sur toute ses formes. « Il y a une constance dans la lutte contre la corruption au Bénin puis il y a des réformes. Vous savez bien qu’au niveau des routes, il y a maintenant moins de cas de rançonnement par la police républicaine. Au niveau de nos administrations avec les réformes qui ont été mises en place avec la possibilité que nous avons désormais de traduire les gens devant les conseils de discipline, les agents de l’Etat qui sont agents permanents ou contractuels de l’Etat essaient de faire attention pour que les procédures soient respectées. Voilà autant de choses qui ont permis au Bénin de gagner un point », a-t-il fait savoir. Il a également saisi cette occasion pour lancer un appel à l’endroit des acteurs politiques en cette période électorale caractérisée souvent par la corruption.  A son avis,  l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), le Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac) et les autres organisations de la société civile, qui travaillent dans la gouvernance et la lutte contre la corruption, seront présents dans tous les postes de vote et sur toute l’étendue du territoire national le 28 avril 2019 pour surveiller le déroulement du processus électoral.  « Ceci afin qu’au sortir des urnes le 28 avril 2019, que l’on est réellement la situation des béninoises et des béninois qui auraient dits qu’ils ont choisi d’aller dans telle direction plutôt que dans telle autre direction. Nous avons pris les dispositions pour que les informations nécessaires à travers la presse, la radio, la télévision et  les contacts directs avec les conférences débats avec le public puissent faire pour que nous puissions limiter la corruption en période électorale », a-t-il ajouté.

Léonce Adjévi