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La présidentielle de 2016, l’après-Yayi, la recolonisation sous le couvert la candidature de Lionel Zinsou, le procès du régime finissant, tout ceci représente un mauvais présage pour l’avenir du pays. Les acteurs politiques et du monde syndical, ont à l’initiative de l’ancien président Nicéphore Soglo, posé le diagnostic avant d’envisager des pistes de réflexion pour conjurer le danger qui guette le Bénin. Les résultats de leur concertation débouchent sur la prise des actions communes pour barrer la route à la fraude massive qui se prépare et au complot en gestation avec la candidature du franco-béninois, Lionel Zinsou.  Il faut mettre fin au système Yayi quelle  que soit la forme qu’il prendra. 
ALEXANDRE-HOUNTONDJI
Le Docteur Hountondji prêt pour soigner le mal « Zinsou »

Le cocktail amer d’anciens loyaux de Yayi

A la journée de réflexion initiée par l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo, hier mardi 05 janvier 2015 au Chant d’oiseau de Cotonou, bien d’anciens caciques du pouvoir « Forces cauris pour un Bénin émergent » (Fcbe) avaient honoré de leur présence.  Dans la salle de conférence « Missio Allemande », il était loisible de voir des personnalités telles que Lionel Agbo, Victor Topanou, Mathurin Coffi Nago, Richard Sènou, Roger Dovonou, Sacca Lafia, Karimou Chabi-Sika, Désiré Adadja, Flore Gangbo, Candide Azannaï, Alexandre Hountondji, Hélène Kêkê Aholou, Abraham Zinzindohoué, Joseph Tamègnon, Albert Tévoédjrè, Galiou Soglo et autres qui étaient, soit d’ardents défenseurs du système Yayi, soit d’anciens collaborateurs loyaux du président. Presque à l’unanimité, ils accordent leurs violons sur le fait qu’il est impérieux de trouver les voies et moyens pour empêcher le chef de l’Etat de concrétiser son vœu de faire de Lionel Zinsou le quatrième président de l’ère du Renouveau démocratique du Bénin. Prenant la parole, Richard Sènou a d’abord remercié le président Nicéphore Soglo pour cette initiative avant de faire savoir que c’est un K.o qui est en gestation. « Ce que prépare le président Yayi Boni, c’est un Ko. C’est pourquoi, ceux qui disent qu’on ne doit pas s’occuper du cas d’un candidat, je ne suis pas d’accord avec eux. Ce qui se prépare est né au Quai d’Orsay, du Quai d’Orsay à l’Elysée, de l’Elysée à la Maison blanche, mais concocté scientifiquement et renvoyé au Bénin », a-t-il révélé. A sa suite, l’ancien député Karimou Chabi-Sika a attiré l’attention sur le risque de fraudes massives que la Lépi ne pourra empêcher.  « La Lépi, c’est une diversion. Si vous vous accrochez à la Lépi, vous allez encore être dribblés. Le K.o va encore se faire. Ce qui nous attend, c’est le bourrage des urnes et la falsification des résultats. Ce sont les deux fondamentaux qui conduisent au K.o », a-t-il prévenu avant de dénoncer les manœuvres de la Céna qui ne respecterait pas le Code électoral, notamment l’article 103. Pour Alexandre Hountondji, il ne faut pas se focaliser sur le candidat Zinsou. « Celui qui veut être candidat n’a qu’à être candidat. Nous devons cesser de tomber devant l’innommable et nous prendre au sérieux. Moi, je suis un médecin. Lorsque vous faites un diagnostic, vous faites le traitement et vous suivez. Si cela est fait, la nouvelle marche dont je suis le porte-parole est prête à s’associer à tout ce qui se décidera ici. Nous ne sommes contre personne », a-t-il indiqué.
Joël Samson Bossou
 
 Tévoédjrè appelle à l’annulation des voix de Zinsoualbert-t
Campagne précoce, trafic d’influence, utilisation abusive des moyens et du personnel  de l’Etat, Lionel Zinsou est au cœur de tous les procès. Candidat du chef de l’Etat à la présidentielle de 2016, il mène une campagne déloyale qui mérite d’être sanctionnée par l’annulation de ses voix, soutient Albert Tévoédjrè qui promet saisir les instances internationales.
Lors du conclave d’hier au Chant d’Oiseau, Albert Tévoédjrè s’est montré  très amer contre Yayi Boni et son candidat Lionel Zinsou. Le frère Melkior s’en est pris au chef de l’Etat qui met les moyens de l’Etat au profit du premier ministre en campagne précoce. Il y a quelques jours, le Renard de Djrègbé avait rejeté une forme de recolonisation, faisant allusion à la candidature de Lionel Zinsou, franco-béninois. Cette fois-ci, il a enfoncé le clou. Avec un ton ferme et très remonté, il s’est adressé à l’assistance et au président Soglo en affichant sa disponibilité à combattre ce phénomène en utilisant non seulement les institutions nationales, mais aussi  internationales.   « Cher Président Soglo ! je suis à votre disposition pour que nous écrivions officiellement à Ban Ki Moon, et à toutes les institutions compétentes en Afrique et sur le plan mondial pour que l’usage illégal des institutions, du personnel , des moyens de transport  et des biens de l’Etat  au bénéfice d’un pseudo candidat officiel soit  proscrit  et les voix portées sur lui dans ces conditions soient purement et simplement annulées», a-t-il insisté. « Le clou en a été le crash de l’hélico présidentiel à Djougou », s’en est offusqué le Frère Melkior. Comme on peut s’en rendre compte, le chef de l’Etat et son candidat s’attirent la foudre de l’un des acteurs majeurs du retour au pouvoir du Général Mathieu Kérékou en 1996. Redoutable opposant au régime Soglo, Albert Tévoédjrè a certainement repris service. Cette fois, le cours des évènements fait qu’il propose ses services à Nicéphore Soglo pour dire « non » à Yayi et son système.
HA
Le Prd et l’Un manquent encore à l’appel
La concertation entamée par le président Soglo restera dans les annales comme le début de la chute du régime Fcbe. La forfaiture d’un troisième mandat de Yayi Boni à travers la personne du Premier ministre ne va  visiblement pas prospérer. Les intentions du chef de l’Etat ont été percées. Yayi Boni, dont la gestion a été carrément condamnée par les uns et les autres, devra, toute honte bue, revoir sa copie. Lionel Zinsou n’a pas reçu les « bénédictions » des sages de la patrie. Le candidat choisi par Yayi Boni aura du mal à passer.  C’est un sérieux désaveu.   Les mots du président Soglo ont été durs. Ceux d’Albert Tévoédjrè, une vérité prémonitoire et implacable. A voir la qualité des personnalités présentes à la rencontre du Chant d’oiseau, on peut dire que, c’est toute la classe politique qui s’est donné rendez-vous. Il y a manqué les membres de partis politiques influents comme le Prd, la Rb et Léhady Soglo ou l’Un. Ils ont brillé par leurs absences. Pour quelles raisons ? Difficile à dire.
AT