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Le problème de l’inondation concerne l’Exécutif

Cotonou coule sous les eaux. Le rituel infernal durera encore et encore. Dans cette démission partagée, le gouvernement ne peut pas se soustraire. L’assainissement de Cotonou lui est imputable à plus d’un titre.

Le plan d’urbanisation de Cotonou est un gros casse-tête. Le gouvernement a carrément abdiqué pour ce qui est de son assainissement. Les nombreux projets et programmes cuisinés par des cadres en costume, loin de la réalité de la ville n’ont toujours rien donné. Cotonou ploie sous les déluges et tout le monde observe impuissant. Plus rien à dire, il n’y a plus de solution pour Cotonou. La première défaillance, c’est la concentration à Cotonou de toutes les institutions. Cotonou est bouclée en termes de trafic, d’explosion démographique, et d’hyper présence des structures étatiques. Cette forte pression démographique nécessite une politique urbaine plus élaborée. Cela passe par la mise en œuvre d’un nouveau plan d’aménagement urbain. Dans un concert avec les différentes structures techniques impliquées, les grandes actions à mener dans le court moyen et long termes ont de réfléchir à comment asseoir une politique cohérente de gestion de la ville. Aussi avec la pratique, est-il permis de constater que la plupart des institutions sont concentrées à Cotonou. Cet état de chose renforce la forte poussée démographique vers des exutoires et canaux d’évacuation. Il en résulte que l’occupation anarchique des bas-fonds, des caniveaux, et des collecteurs empêche la circulation de l’eau. La mesure urgente à identifier dans ce sens, est de réfléchir à transférer une bonne partie de ces institutions dans les villes périphériques. Ceci permettra de libérer la ville et réorganiser son occupation stratégique.

AT