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wwwL’aménagement d’un cadre de vie sain et agréable se traduit par la lutte contre les inondations. Le tiers de la superficie de Cotonou est marécageuse, si bien qu’à chaque saison des pluies, la capitale économique présente un aspect de ville lacustre. Cotonou, c’est aussi le taux d’insalubrité qui devient inquiétant. La police municipale mise en place par la Mairie de Cotonou a-t-elle apporté un plus dans le respect des lois de nos populations ? Autant de sujets dont s’occupe la Mairie de Cotonou. C’est donc pour éclairer l’opinion publique sur ces différents sujets et situer les responsabilités que l’Emission Cartes sur table de ce dimanche 14 Juin 2015 sur la Radio Océan Fm a reçu comme invité M. Raoul Faladé, secrétaire général de la Mairie de Cotonou.

L’inondation en saison pluvieuse, l’insalubrité, le rôle de la police municipale, sont entre autres les grands sujets qui ont été abordé au cours de cette émission consacrée au décryptage de l’actualité socio politique de la rédaction de Océan Fm.

La population béninoise, notamment celle de Cotonou traverse depuis peu la saison des pluies. Une saison qui n’est pas sans conséquence sur le quotidien des Cotonois car victimes des inondations. Dénonçant les causes de ces inondations à Cotonou, Raoul Faladé, a montré que la capitale économique du Bénin est connue pour son inondation en période de pluie : « Cotonou ne nous as pas inquiété car Cotonou vit souvent cette situation ». Selon lui, contrairement à ce qui se dit, plusieurs actions ont été menées par la Mairie pour juguler ce problème à Cotonou. A titre d’exemple, le cas de la zone d’Akpakpa et de Sègbèya où quinze ans en arrière, l’inondation était grandissante. Raoul Faladé a abordé l’opération 3CI mise en place par la Mairie pour montrer l’ampleur des inondations en vue de les réduire. L’opération 3CI dira-t-il, est l’ensemble des mesures d’urgences pour soulager les populations des périodes d’inondations. Elle a par exemple pour objectif de créer des caniveaux, d’ouvrir les tranchées et de peaufiner les voies.

Partant de l’un des objectifs de l’opération 3CI qu’est le curage des caniveaux, Raoul Faladé en est venue à dire que la Police municipale a été mise en place par la Mairie pour conscientiser la population béninoise sur des actes d’incivismes. Sur la base des données statistiques, ils sont au total cent vingt-trois agents commis à cette tâche pour cent quarante-quatre quartiers. Soulignant l’insuffisance des agents, ces derniers ont été plutôt déployés dans les zones où l’incivisme est grandissant. A l’en croire, les toutes premières semaines, ont été difficiles car ces agents se sont pratiquement tous retrouvés à l’hôpital à cause de l’entêtement de la population. Toujours dans cette lutte contre l’incivisme, la Mairie a donc changé de stratégie. Laquelle stratégie a consisté à investir des jeunes de ces quartiers moyennant une rémunération.

Selon lui, le problème, c’est que tout le monde est complice. Il est temps qu’on se mette à dénoncer ces choses. Il faut aussi que les uns et les autres s’impliquent davantage.

La question des feux tricolores a été également abordée. La réparation des feux tricolores est très compliquée. Tout équipement urbain mis en place mérite respect et protection et il faut une synergie avec l’administration centrale a-t-il ajouté. L’insalubrité n’a pas été occultée. A titre d’exemple, celle du marché de Dantokpa. Il revient à tous les béninois de s’impliquer de cette situation. Il faut qu’on évite de jouer à l’hypocrisie. La Sogéma n’a pas un plan d’enlèvement des déchets car il leur revient de s’occuper de la salubrité de ce marché. Il a de ce fait dénoncé la non implication de la Sogéma dans la politique du marché Dantokpa. En fin de propos, Raoul Faladé a profité de l’occasion pour inviter la population au calme. Il a tenu à ce qu’elle comprenne qu’un programme est déjà mise sur pied par l’équipe municipale pour améliorer la situation de l’inondation. Au gouvernement, il leur a demandé de collaborer avec les autorités municipales pour sortir la ville de Cotonou de ces spectacles désolants qu’elle offre à chaque saison des pluies.

Léonce ADJEVI