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Les abords du Ceg Yagbé dans un état insalubre

Le CEG Yagbé dans le premier arrondissement de Cotonou coule sous le poids de l’insalubrité. Herbes et tas d’ordures sont les compagnons quotidiens de ces âmes innocentes. Les élèves souffrent le martyre, les autorités aussi. Une descente de notre équipe de reportage sur les lieux nous as permis de faire le constat.

L’environnement au collège d’enseignement général de Yagbé laisse à désirer. Cour de l’école envahie de tas d’immondices, odeurs nauséabondes que dégagent les ordures, non disposition de clôture pour ceinturer l’établissement ; ce sont là, les réalités que vivent les apprenants du CEG Yagbé dans le premier arrondissement de Cotonou. A en croire les apprenants rencontrés, c’est la population qui vit non loin du CEG qui est responsable de cette insalubrité. Les élèves sont certes les premières victimes de ce désastre environnemental mais les autorités du collège aussi. Pour les élèves, il faut changer cette situation. Pour ce fait, ils demandent au chef de l’Etat, Patrice Talon de leur venir en aide afin que la population arrête de renverser les ordures partout.  A cela s’ajoute le manque criard de salles de classe. Du coup élèves, professeurs et autorités vivent le martyre. Le domaine abritant le collège en litige est également source de conflit. Pour Efleurick AVLESSI, surveillant général du CEG Yagbé : « au départ ce n’était pas un site réservé pour le collège, c’est l’école primaire qui en avait le droit ; en 2009 une décision du régime d’alors a décidé de créer ici un collège, le CEG Yagbé, c’était donc de commun accord que les différentes autorités ont décidé qu’il y ait cette cohabitation » avant de poursuivre  qu’à : « la longue il y a eu des problèmes notamment un litige domanial parce que le site sur lequel nous nous trouvons ici appartient à une famille  qui n’aurait pas eu le dédommagement qu’on leur aurait promis et donc à plusieurs reprises, ils sont venus demander à ce que le site soit libéré ».

Face à cette situation, Odile GUEDOU, la directrice du collège Yagbé a exhorté  les propriétaires terriens de la localité à penser à l’avenir des enfants dudit collège. « C’est un collège qui a vraiment sa raison d’être et dont le but est de desservir le trop plein du CEG Suru Léré où les effectifs sont pléthoriques dans les salles, mais malheureusement c’est nous qui en envoyons là-bas après la classe de 3e » a –t-elle précisé.

Léonce ADJEVI