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UNIVERSITE-ETUDIANTL’inquiétude monte dans le rang des nouveaux étudiants  depuis l’affichage ce mercredi 16 novembre 2016 pour ce qui concerne les différentes listes des bacheliers autorisés à s’inscrire dans les deux facultés nées de la scission de l’ex Faculté des lettres arts et science humaine Flash. Ils sont nombreux ces bacheliers qui ont pris d’assaut les tableaux d’affichage espérant voir leur nom mais hélas.

« …Je pense me relancer dans d’autres domaines de la vie, peut être faire une formation à l’école normale des instituteurs pour garantir un avenir… », « … Je suis très déçu, les parents n’ont pas les moyens pour mon inscription dans une école… ». Ainsi se résume quelques impressions des bacheliers rencontrés ce mercredi sur le campus d’Abomey-Calavi et qui espéraient être retenus soit à la Faculté des lettres, langues, arts et communication Fllac ou la Faculté des Sciences humaines et sociales Fashs. Ceci est dû à la réforme instaurée par le rectorat de l’université qui exige l’étude de dossier des  bacheliers avant leurs inscriptions. Avec cette mesure de sélection, beaucoup d’entre eux sont laissés sur le carreau avec l’impossibilité de s’inscrire dans l’une de ses deux facultés nées de la scission de l’ex Flash. Il s’agit d’une politique discriminatoire selon Docteur Julien Gbaguidi, chef département des sciences du langage et de la communication. L’enseignant qui s’inquiète du sort réservé aux enfants issus de famille modeste estime que cette démarche du rectorat n’est qu’une manière de déplacer le problème d’effectif pléthorique dans les universités publiques notamment à Abomey-Calavi. « Je ne sais pas sur quels critères, sur quelles bases les sélections s’opèrent. Il semble qu’il y a disparité d’un département à un autre et cela fragilise l’opportunité que chaque bachelier a pour venir à l’Université. Le vrai problème, c’est une question de capacité d’accueil. Il n’est pas question d’exclure certains parce qu’on dirait qu’il n’y a plus de place » a expliqué Julien Gbaguidi. Selon les indiscrétions, les nouveaux bacheliers laissés sur le carreau devront attendre l’année prochaine pour une probable inscription à l’Université d’Abomey-Calavi. Le processus d’inscription a déjà démarré pour les nouveaux bacheliers autorisés et pour les anciens étudiants.

Marcus Koudjènoumè