Spread the love
issifou adamou
Le corps de Issifou Adamou recouvert de natte

 

L’insécurité grandissante prend de l’ampleur dans la ville de Parakou. Un cambiste de nationalité nigérienne a été fusillé et charcuté par des inconnus à son domicile, hier mercredi 25 mars 2015, au quartier Gbira dans le 3ème arrondissement de Parakou. Les malfrats, au nombre de quatre, selon les informations, ont réussi à emporter son sac contenant, sans doute, beaucoup d’argent.

machettes
Les machettes utilisées pour charcuter la victime
munitions
Des munitions utilisées par les malfrats

Il s’appelait Issifou Adamou, la quarantaine et père de plusieurs enfants. Ce dernier exerçait comme cambiste et est de nationalité nigérienne. Dans la nuit du mercredi 25 mars dernier, le défunt, marié à trois femmes est tombé sous les balles des malfrats qui l’attendaient à son domicile. Le drame est survenu lorsque la victime est rentrée autour de 21h 35 minutes. Selon les informations recueillies, les hors la loi aurait attendu que le portail du domicile soit ouvert pour que la victime fasse entrer son véhicule4X4, une « Lexus Lx 450 ». Aussitôt sorti du véhicule, les malfrats ouvrent le feu sur lui avec des armes de guerre. Les balles des fusils ’’ Akm’’ crépitent mais la victime résiste puisque les douilles tombent sans rien lui faire. Il serait ‘’blindé’’, c’est-à-dire qu’il posséderait des ‘’anti-balles’’ surnaturels. A ce moment, indique le gardien de la maison qui, selon ses propos, serait tombé pour faire le mort, les assaillants ont sorti des machettes et sont parvenus à charcuter le cambiste. Il reçoit plusieurs coups aux pieds, aux bras et surtout à la tête. Des coups de machettes qui lui seront fatales, puisqu’il tombe et succombe sur le champ. Les malfrats s’emparent de la sacoche contenant de l’argent et disparaissent. Alertés par les coups de rafale et les cris des parents du défunt, les éléments de la police conduits par le Ddpn, Orou Nam et le commissaire central, Saliou Koda sont allés faire le constat d’usage. Les impacts de balles sont visibles sur les murs et treize douilles ont été retrouvées sur les lieux, ainsi que des machettes et une torche. Selon la police, le corps sera déposé à la morgue, en attendant la décision du procureur et de l’enquête qui va s’ouvrir, indique une source policière.

 Clément Dognon (Br Borgou-Alibori)