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MALFRATS-N'DALI
Le malfrat abattu avec la moisson des forces de sécurité

Echanges de tirs d’armes automatiques mercredi 19 août 2015 à Belléfoungou dans la Commune de Djougou. Le bilan de l’affrontement entre les forces de l’ordre et les malfrats fait état d’un mort enregistré dans le rang des délinquants et un blessé grave parmi les chasseurs traditionnels appelés « oders ». Un chargeur d’Akm et une quantité importante de munitions ont été retrouvés sur le malfrat abattu.

C’est suite à une alerte donnée à la brigade territoriale par les populations que les forces de l’ordre ont promptement effectué le déplacement à Kolokondé sur les lieux du braquage. Les malfrats, au nombre de six (06), armés d’armes de guerre, ont attaqué, sur l’axe N’Dali – Djougou, les marchands de bétails du Burkina-Faso revenant de Parakou. D’après nos sources, ces marchants ont été suivis depuis le marché de vente de bétails dans la cité des Koburu. Arrivés à hauteur de la forêt de Noumanè dans l’arrondissement de Belléfoungou aux environs de 11 heures, ces divorcés sociaux ont réussi à tenir en respect les conducteurs des camions et véhicule de transport en commun à bord desquels se trouvaient des marchands. A ce moment précis, seul le « sauve qui peut » a permis à certains marchands d’éviter la terreur des malfrats. Quelques personnes qui n’ont pu prendre leurs jambes à leurs cous ont été dépouillées de tous leurs biens avant l’arrivée des éléments de la Brigade territoriale de Djougou. Aidés par les chasseurs, ils ont organisé une battue dans la forêt dense de Belléfoungou. Rattrapés aux environs de 14 heures, les malfrats ont ouvert le feu sur les forces de l’ordre et les chasseurs traditionnels. Les échanges de tirs bien nourris ont fait un mort du côté des malfrats. Un chasseur traditionnel a été grièvement atteint par balles. Ce dernier suit actuellement des soins intensifs au Centre hospitalier départemental du Borgou après les premiers soins reçus à l’hôpital de l’Ordre de Malte à Djougou. La fouille du malfrat abattu a permis de retrouver un chargeur de balles d’Akm, 57 cartouches et des talismans de protection sur son corps. Les malfrats seraient des peulhs originaires de la région. Des recherches se poursuivent pour retrouver les autres membres du gang qui sèment la terreur depuis des mois sur ce tronçon Djougou-N’Dali.

 Hervé M. Yotto

(Br Atacora-Donga)