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cos-lepiLe Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi 2016) s’attaquera sans délai à la correction du fichier électoral en vue de l’organisation du scrutin important empreinte de conjectures qui le met à l’abri des rigidités électorales pour lesquelles des tergiversations emportent les membres par décision de la Cour constitutionnelle.

Le grand défi à relever par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) est l’organisation du référendum. Il s’agit de la consultation devant permettre au corps électoral de se prononcer sur les propositions de réformes qu’envisage le président de la République, Patrice Talon. En effet, contrairement aux Conseils présidés par Sacca Lafia puisAugustin Ahouanvoébla, qui avaient la charge de l’organisation d’élections en plus des missions traditionnelles d’actualisation de la liste électorale, le Cos-Lépi 2016, s’est installé à un moment d’accalmie. Les premières élections à venir, celles des législatives sont prévues pour avril 2019. Or, l’article 220 du Code électoral prévoit à l’avant dernier alinéa ce qui suit : « les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour à savoir du 1er juillet au 31 janvier. » Cette période de mise à jour, selon l’article 264, s’étend du 31 octobre au 31 décembre.Donc, il découle de l’article 220 que le mandat des députés membres du Cos-Lépi est en perpétuel renouvellement à chaque période de mise à jour de la liste électorale. Cela voudrait signifier que dans un an, 9 des 11 membres de l’Institution, en l’occurrence les députés, remettront leur mandat en jeu. Alors, pour ceux-là, quel bilan feront-ils de leur appartenance au Cos-Lépi ? La réponse à cette question leur impose, pour plus de visibilité, de tenir le pari du référendum à venir. En conséquence, le Cos-Lépi de 2016 a essentiellement pour défi, de faire face efficacement à l’organisation du référendum.

Jean-Claude Kouagou