Spread the love

Les membres de la Haute cour de justice (Hcj) étaient hier mercredi 21 octobre 2015 au siège de leur institution à Porto-Novo. Après avoir constaté que les treize membres qui forment ce tribunal spécial n’étaient pas présents, le doyen d’âge a reporté la séance.

Le président de la 5ème mandature de la Haute cour de justice tarde à se révéler. Il faut attendre encore quelques jours pour le connaître. La séance convoquée à cet effet le mercredi, n’a pas tenu la promesse des fleurs pour défaut de quorum. En effet, l’article 7 du règlement intérieur de cette Cour stipule : « l’élection a lieu en présence des treize (13) membres de la haute Cour de justice, à la majorité absolue, au scrutin uninominal, secret et écrit. En cas d’absence d’un ou de plusieurs membres, l’élection a lieu dans les soixante-douze (72) heures sur convocation du doyen d’âge. Dans tous les cas, l’élection a lieu en présence d’au moins neuf (09) membres. Sont considérés comme membres votants ceux qui votent pour ou contre le candidat. » A l’appel, deux étaient absents. Suivant les prescriptions ci-dessus, le report s’est imposé, prolongeant ainsi le suspense sur le nom du président de cette juridiction spéciale qui a pour clients, le président de la République et les membres du gouvernement. De l’histoire de la Haute cour de justice, les présidents ont toujours fait un mandat. Maurice Ahanhanzo-Glèlè, Mme Clotilde Mèdégan-Nougbodohoué et Théodore Holo ont présidé une seule fois aux destinées de la Hcj. Mme Marcelline-Claire Gbèha-Afouda, l’actuelle présidente de l’institution et membre de la Cour constitutionnelle serait candidate à la présidence à sa propre succession. Rien ne l’empêche. Bien au contraire ! Elle dispose d’atouts à la lumière de l’article 6 du règlement intérieur qui énonce : « Les candidatures sont déposées et enregistrées au cours de la séance d’élection. Peuvent être candidats au poste de Président ou de Vice-président, les magistrats ou juristes de haut niveau possédant au moins quinze (15) années d’expériences professionnelles. » Si ces collègues de la Cour constitutionnelle et trois parmi les députés-juges lui font confiance, Mme Afouda sera la première à briguer deux mandats, les 4ème et 5ème. Mais le jeu est encore très ouvert pour les uns et les autres. La prochaine séance situera l’opinion publique sur la personne qui dirigera la mandature qui commence.

 Jean-Claude Kouagou