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COTONNIERELes intrants agricoles, tels que les pesticides et surtout les engrais sont en quantité très insuffisante selon les producteurs du coton de la partie septentrionale du Bénin. Le processus ne suit pas le rythme de la saison avec l’abondance des pluies qui s’abattent actuellement dans ces localités. Les cotonculteurs des grosses Communes productrices de l’or blanc béninois, notamment, ceux de Banikoara et de Kandi s’en plaignent. Ce qui constitue une sérieuse menace quant au rendement attendu pour la campagne en cours.

La campagne cotonnière 2014-2015 est sérieusement perturbée et le risque d’un mauvais rendement est probable si rien n’est fait pour corriger le tir, préviennent les spécialistes du secteur. Déjà soumis aux aléas climatiques pour manque de pluie, le cotonnier jouit d’une abondance de celle-ci depuis quelques jours dans la partie septentrionale. Malheureusement, les producteurs sont désormais confrontés à l’insuffisance d’engrais et ils s’en plaignent. Selon certains, le gouvernement doit vite revoir la copie. Pour d’autres, cette année est très critique en matière de mise en place de l’engrais. Les paysans indiquent qu’avec la période actuelle de la saison et le niveau de croissance des plants, le besoin en engrais chimique est plus qu’urgent. Mais les agriculteurs ne sont toujours pas en possession des quantités nécessaires d’engrais pour la bonne croissance de leurs cultures. D’énormes difficultés seraient à la base de la situation du côté du ministère en charge de l’agriculture renseigne une de nos sources. C’est d’ailleurs pourquoi, des réformes sont entreprises par les responsables en charge de la promotion agricole afin de limiter un temps soit peu le bradage et l’exportation des engrais mis à la disposition des producteurs. L’information paraît évidente si l’on s’en tient à la séance de travail tenue le jeudi 13 août 2015 à Banikoara entre le responsable du développement rural du secteur communal de développement agricole, les conseillers en production végétale, les agents de sécurité publique et bien d’autres acteurs. L’ordre aurait même été donné aux conseillers en production végétale, aux forces de sécurité et à certaines autorités publiques de procéder à la saisie de toute cargaison d’engrais vers une destination inconnue et sans pièces justificatives. Il s’agit, a confié un participant à la rencontre, ayant requis l’anonymat d’amener à la dénonciation de toute manœuvre visant à saboter le processus de mise en place des intrants agricoles. Mais, au-delà de tout, le besoin des producteurs en approvisionnement de l’engrais en quantité suffisante est pressant. Et, si l’on veut atteindre le rendement escompté d’une campagne déjà perturbée par plusieurs facteurs et soumise aux caprices du climat, les braves paysans ne veulent que de l’engrais à suffisance.

 Clément Dognon

(Br Borgou-Alibori)