Spread the love
hinvi
Pierre Hinvi va relever de nouveaux défis à la Fbb

Ancien directeur sportif de l’Aspac Fc, Pierre Hinvi vient de faire son come-back dans le monde du sport en se faisant élire vice-président de la Fédération béninoise de boxe (Fbb). Dans cette interview qu’il nous a accordée, il parle de sa passion pour la boxe et le football. Lisez plutôt…

 Vous avez été élu vice-président de la Fédération béninoise de boxe. Quelques jours après cette consécration, quel est le sentiment qui vous anime ?

 D’entrée, je dois dire merci au Seigneur, maître de tout, et qui a autorisé cette consécration. Les gens ont raison de dire que je sors de nulle part, ce qui est effectif. Sauf que certains ne savaient pas que je suis aussi dans la boxe en tant que sponsor, mécène depuis plusieurs années. C’est cela qui justifie l’appel des clubs du Borgou, du Zou et du Sud qui m’ont sollicité pour leur prêter main forte. En ce sens que cela me permet de me mettre aux côtés de l’emblématique présidente de l’instance qui gère la boxe au Bénin, Germain Mêhinto. En effet, Germain Mêhinto est un président qui ne ménage aucun effort ; qui apporte financièrement ; et sur tous les plans pour que le noble art soit resplendissant au Bénin. Et, ma présence dans ce comité à ses côtés va beaucoup l’aider à mieux faire qu’auparavant.

 Comment en est-on arrivé à votre candidature ?

 Certes, le football était une seconde vie pour moi, mais la boxe l’est également. Depuis que j’étais directeur sportif de l’Association sportive du Port Autonome de Cotonou (Aspac Fc), j’ai eu pour président Dieudonné Boko qui est l’oncle direct de Georges Boko, le roi du KO. Depuis ce moment, j’ai été sollicité par le président de l’Aspac, Dieudonné Boko qui m’a rapproché de la boxe. Donc, depuis le jour où j’étais à ses côtés dans l’organisation de son gala titre en jeu (Hall des arts, sports et loisirs, ndlr), certains clubs ont commencé par me solliciter et j’essayais d’y aller de mon mieux pour les appuyer. Je crois que c’est le moment de tirer un coup de chapeau aux dirigeants de ces clubs qui ont voulu me témoigner que je n’étais pas n’importe qui. Ils ont voulu à travers mon sacre, me voir dans l’équipe qui décide de l’avenir du noble art au Bénin. Si les membres du comité me permettent de travailler de commun accord avec eux, beaucoup de choses vont changer.

 Votre destination après le combat que votre camp, c’est-à-dire celui de Sébastien Ajavon a perdu dans la crise de 2010 au football ?

 Je ne crois pas que Sébastien Ajavon ait perdu le combat, mais plutôt le Bénin. Quand je me replonge dans le passé, ce n’est qu’avec cet homme d’affaires que le football a été professionnellement organisé en une ou deux saisons. A titre d’exemples, les arbitres qui faisaient l’autostop, se déplaçaient délibérément pour aller officier des matches. Ils étaient payés avant les rencontres. Mais nous avons organisé en suivant les textes, une assemblée générale élective pendant cette crise et 72 heures après, le gouvernement de Yayi Boni a tenu son conseil des ministres et la décision prise est que l’Etat ne reconnait pas notre comité. J’étais sur la liste du président Victorien Attolou alors que mes autres collaborateurs à l’Aspac sont allés de l’autre côté. Et logiquement après analyse, j’ai quitté l’Aspac. Ceci explique que nous n’étions pas dans le football pour profiter de quoique ce soit, mais pour y apporter quelque chose. J’étais triste quand je partais et la conséquence, je ne voulais plus entendre parler du football. Mais des gens suivaient mon comportement. Il a fallu que mon cabinet gagne un marché de lotissement dans le Nord (Parakou). J’y suis allé m’installer pour qu’on me sollicite. C’est de là que j’ai donné mon aval à Ebadogbo Tundé Irené, président de Real Sport de Parakou. L’équipe a démarré en championnat amateur, on a travaillé pour la montée en 3ème division. En D3, nous avons été sacrés champions au plan national. En 23 matchs, nous n’avons enregistré aucune défaite. Nous avons eu 19 victoires, 4 matches nuls. Nous allons jouer en D2 la saison prochaine et l’objectif est la montée en D1.

 Quel est votre point de vue sur les élections du 25 août prochain à la Fédération béninoise de football?

 Hélas ! J’ai des amis qui ne veulent pas quitter les choses avant que les choses ne les quittent. Le destin de chaque pays, c’est Dieu qui l’écrit. Et quand tu es en train de forcer jusqu’à un niveau où Dieu met sa barrière, tu ne peux plus l’escalader. Moi, c’est la lecture que j’ai eu à faire des choses. Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont travaillé pour que cela soit ainsi. Je suis fier qu’il y ait un nouveau bureau qui ne comprend pas ceux qui constituaient la gangrène du football. J’attends de voir comment ça va finir, mais j’ai foi qu’avec cette liste-là beaucoup de choses seront corrigées et plus rien ne sera comme avant.

 Propos recueillis par EAB