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SEIDOU-B
Séidou Barazé a eu chaud lors de son passage au Maroc

Après deux saisons dans le championnat marocain, Séidou Barazé (25 ans) a fait ses débuts samedi dernier avec Al Fahaheel dans le championnat koweïtien. Dans cette interview qu’il nous a accordée, le défenseur international béninois revient sur son passage au Maroc, son mercato agité et son adaptation dans son nouveau club. Lisez plutôt…

Comment vous vous sentez après vos débuts dans votre nouveau club ?

 Je suis content d’avoir débuté. J’étais titulaire et l’équipe compte beaucoup sur moi. Je pense avoir fait un bon match, nous avons pris un point à l’extérieur, ce n’est pas négligeable (Al Sahel-Al Fahaheel 0-0, ndlr).

 Parlez-nous de votre adaptation dans le pays, votre intégration dans le groupe…

 Ça se passe bien. Après ma signature, je n’ai pas eu le temps de m’installer. D’ailleurs, je suis toujours à l’hôtel, je n’ai pas encore pris mon appartement. Dans la foulée, nous sommes allés nous préparer en Turquie. Chacun a donné le meilleur de lui pendant les matchs amicaux et on espère faire des résultats en championnat.

 Après deux saisons plutôt positives dans le championnat marocain, vous avez surpris tout le monde en choisissant le golfe !

 Oui, ce choix n’a pas été facile à faire. Le mercato a été plus compliqué que prévu. En quittant le Maroc en juin, j’étais en contact avancé avec Colmar, un club de 3è division française. L’entraîneur, Didier Ollé-Nicolle, voulait de moi. On a discuté plusieurs fois. Je devais rejoindre le club pendant la préparation, mais les formalités administratives pendant que j’étais en vacances ont pris plus de temps que prévu. Ensuite, il y a eu un club turc et un autre de 2è division allemande qui se sont  manifestés mais les discussions n’ont pas abouti. Il y a eu beaucoup de contacts un peu partout. Al Fahaheel était chaud depuis juin mais je faisais attendre le club. Après, je n’avais plus envie de retourner au Maghreb, j’ai eu quelques offres mais je ne voulais plus trop y retourner…

 Pourquoi avoir refusé le Maghreb ?

 C’est compliqué à dire, il y a eu des choses difficiles à vivre surtout dans mon dernier club au Maroc. J’ai vécu des choses que je n’ai jamais vu dans ma carrière. Il faut avoir le mental pour y arriver mais j’y ai vécu de belles choses également. Il y a des choses qui sont inacceptables.

 Comme…

 Des arriérés de salaire, des primes de matchs non touchées. Bref, trop de choses… Et je sentais aussi que le coach ne voulait pas me faire confiance alors que je prouvais à chaque fois que j’avais ma chance. Mais j’ai fait avec et j’ai su rebondir. C’est tout cela qui fait une carrière et maintenant j’espère que le meilleur reste à venir…

 Et si vous deviez résumer votre passage au Maroc…

 Sportivement, je dirai que tout s’est passé presque normalement. Notamment, lors de ma première saison avec l’Hus Agadir. Avec ce club, j’ai pu gagner ma place en arrivant dans un nouveau championnat. A la fin de la saison, le coach a été changé et le club a renouvelé les 3/4 de l’effectif. Ensuite, au Kac Marrakech, la concurrence était encore plus forte, le groupe était compact, nous avions terminé à la 3è place. Globalement, c’était positif même si sur la fin c’était plutôt décevant.

 Donc, le choix d’aller au Koweït n’est pas forcément une retraite financière ?

 (Rires…) Qui dirait non à un bon chèque ? Ce n’est pas forcément à cause de ça, après les conditions étaient réunies et je suis arrivé au dernier moment. J’espère faire une bonne saison et me relancer rapidement. Je crois que j’ai encore de belles années devant moi. Mon objectif n’est pas d’y rester longtemps aussi. Mes agents et conseillers travaillent dans ce sens.

 Alors, quels sont vos objectifs cette saison ?

 Comme je le disais, jouer le maximum de matchs pour accrocher un meilleur challenge la saison prochaine. Le championnat vient de commencer et il faut également aider le club à améliorer son classement.

 Vous avez été utilisé par le passé à divers postes, milieu, défense centrale ou même arrière droit. N’avez-vous pas envie de vous stabiliser ?

 Oui, mais ça dépend du choix des coachs et des équipes. J’ai une intelligence de jeu qui me permet de m’adapter à tous les postes défensifs jusqu’en milieu défensif. Dans mes jeunes années, j’étais plus un défenseur central. Mais arrivé à Agadir au Maroc, Moustapha Madih, l’entraineur de l’époque m’a positionné milieu défensif, et j’ai eu mes repères après une saison au poste. Ensuite, Didier Ollé Nicolle aussi m’a fait confiance à ce même poste en sélection. Je me sens bien dans ce positionnement. J’aime toucher le ballon, participer au jeu. Mais ici, je suis utilisé au poste de défenseur central. L’essentiel, c’est d’être sur le terrain et prendre du plaisir.

 Vous avez été écarté de la sélection nationale lors des deux derniers matchs contre le Mali et le Congo alors que vous étiez plutôt régulier depuis deux ans. Avez-vous suivi les derniers résultats de vos copains?

 Oui, toujours, je suis en contact avec mes coéquipiers. Nous avons de bonnes relations. Ils ont fait un bon match contre le Mali, ils n’ont pas été récompensés vu les occasions obtenues. Contre le Congo, c’était pareil. On espère que lors des prochaines rencontres nous aurons des victoires. Et J’espère que le coach me fera de nouveau confiance.

 Avec la collaboration de bjfoot.com