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Le Depes, Dodji Amouzouvi clarifie

Le Directeur des établissements privés d’enseignement supérieur apporte plus d’éclaircissements sur la non-publication de l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) sur la liste des établissements privés d’enseignement supérieur dont les diplômes sont cosignés par le Ministère de l’enseignement supérieur. Selon Dodji Amouzouvi, Issic, tout comme d’autres écoles, est à sa première année de fonctionnement. Il sera intégré sur la liste quand il va délivrer ses diplômes. Lire l’interview accordée à Océan Fm, lundi 17 octobre 2016. 

Océan Fm : Professeur Amouzouvi, vous êtes au cœur d’une polémique née après la publication de la liste des universités privées qui auraient satisfait   à un minimum de conditions pour la co-signature de leurs diplômes?

Dodji Amouzouvi : Nous ne nous reprochons rien. Nous avons des autorisations  de création. Nous avons des autorisations d’ouverture. Nous avons les autorisations d’enseigner. Les autorisations de  mutation, les autorisations d’homologation et ce qui intéresse aujourd’hui, ce sont les universités et établissements qui sont régulièrement autorisés et qui se retrouvent sur la liste de ceux dont on cosigne les diplômes. Eux, ils sont cinquante deux à la date d’aujourd’hui. Cette liste est  appelée à évoluer comme elle évolue chaque année. Il ne suffit pas, selon les lois du pays, d’être autorisé une fois pour l’être pour toujours. Si vous êtes autorisé une fois, vous travaillez pour maintenir l’autorisation. Si vous ne travaillez pas, vous pourriez dégringoler de la liste sur laquelle on vous a mis. Donc, si je mets la barre au niveau des établissements dont on cosigne les diplômes, je dirai qu’ils sont cinquante deux à la date d’aujourd’hui. Mais, ce chiffre va évoluer d’ici le 20 quand on va faire le travail. Peut-être qu’au haut niveau ça va régresser. Mais, en face, il y a d’autres  qui sont autorisés ou qui sont réguliers, et qui attendent aussi, parce qu’après l’autorisation, il faut des inspections. Vous savez, le régime que nous avons au Bénin n’est pas un régime d’autorisation point barre. Une fois qu’on autorise, vous devez maintenir le cap et c’est ça qui fait que le mécanisme de co-signature de reconnaissance individuelle des diplômes qui a été mis en place pour que les établissements au quotidien puissent s’améliorer avec le coaching du Ministère.

Vous avez parlé de ces 52 établissements et écoles. Il y a-t-il d’autres catégories d’universités en dehors de celles là ?

Oui, il y a d’autres catégories. Il y a des établissements privés d’enseignement supérieur qui ont été autorisés, qui ont des programmes homologués et qui ont commencé par travailler. Par exemple, tout le lot autorisé l’année dernière. Il faut au minimum un an de fonctionnement puis une inspection favorable avant d’être sur cette liste-là. Cette catégorie existe. C’est par exemple la catégorie de l’Issic qui forme des journalistes. Ils sont à leur première année de fonctionnement. Lorsque nous les aurons inspectés et que l’inspection est favorable, ils vont monter maintenant sur la liste des 52.  Quand ils vont délivrer leurs diplômes, ils seront cosignés. Il y a ensuite d’autres établissements qui ont été autorisés, qui fonctionnent, mais qui ont reçu l’inspection qui est défavorable. Ceux-là ont six mois pour recevoir une nouvelle inspection en vue de voir si c’est toujours défavorable. On sera obligé de suspendre ou de les fermer. Il y a enfin une lourde catégorie d’établissements qui ne sont pas autorisés du tout et qui fonctionnent.

Combien de temps devront attendre ces universités pour être ajoutés à la liste des 52 autres ?

Ils attendront le temps que l’inspection soit organisée. Ils attendront le temps que le conseil consultatif de l’enseignement supérieur se réunisse pour délibérer sur les résultats des inspections. Je voudrais dire à tout le monde que les instructions sont données par la ministre de l’Enseignement supérieur pour que le conseil consultatif se réunisse le plus tôt que prévu. Donc, on n’attendra même pas décembre avant que le conseil consultatif ne se réunisse. Mais, entre  les deux, les instructions sont également données pour la liste intermédiaire, c’est-à-dire de ceux qui remplissent ces conditions, sont en règle et n’attendent que la convocation de ce conseil-là. Donc, finalement, on n’attend que l’Etat pour que cette liste soit rendue disponible aussi.

Votre mot de fin

C’est vraiment un mot d’apaisement. C’est pour dire que les commentaires que j’entends autour de ce communiqué est complètement en déphasage avec le communiqué lui-même. Je voudrais donc dire aux étudiants qu’il n’est pas question d’exagérer, qu’il n’est pas question de paniquer. Il est question de laisser le Ministère travaillé en toute sérénité pour offrir le meilleur service, la meilleure prestation de service public.

Propos recueillis par Spéro Ahoussinou (Stag)