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Le Directeur des études, Luc Fernand Kpelly, vante les mérites de l’Issic

Longtemps annoncé pour bouleverser l’environnement des universités et centres de formation en journalisme et communication, l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) du groupe de presse « Le Matinal » ouvre ses portes pour cette rentrée 2015-2016. Dans cette interview, le Directeur des études, Luc Fernand Kpelly, présente ce haut lieu du savoir qui a une vocation régionale voire internationale. Il revient aussi sur les offres de formation et le profil des étudiants qui y seront admis.  

Océan Fm : Qu’est-ce que l’Issic ?

 Luc Fernand Kpelly : l’Issic est l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication. Il a été créé par Charles Toko, Fondateur du Groupe de Presse « Le Matinal ». Il est créé pour répondre à un certain nombre d’exigences. L’Issic, c’est aussi et surtout la touche de la différence et de l’élévation d’un label. On sait ce que signifie le groupe de presse « Le Matinal » au Bénin ! En son sein, il y a deux radios que sont Océan Fm à Cotonou, Urban Fm à Parakou ; un grand journal, « Le Matinal » ; une Agence de communication ; une imposante Imprimerie, une Web télévision, un site Internet pour le Journal. A l’aune de cet atout impressionnant et du haut de près de deux décennies d’expériences, il s’est avéré nécessaire de mettre ce capital au profit de la jeunesse à travers l’Issic. Il se fait que, lorsque vous avez un groupe de presse d’une telle envergure, vous avez envie d’avoir une idée de ceux que vous employez. Or, il n’est pas toujours évident que les gens que vous recrutez soient à la hauteur de vos exigences, de vos attentes. Voilà, entre autres raisons, ce qui a conduit le groupe de presse à créer l’Issic qui est, de mon point de vue et de l’avis de beaucoup d’experts, une exigence qui attendait de prendre corps depuis bien longtemps.

 On sait qu’au Bénin aujourd’hui, il y a beaucoup d’écoles et universités qui ont des filières de communication et de journalisme. Quelle est la particularité de Issic ?

 La particularité de Issic, c’est l’Issic lui-même. L’institut forme dans les sciences de l’information et de la communication de manière pure et dure. Sortiront de l’Issic, des journalistes et des communicateurs taillés sous un angle particulier qui réponde à bien des critères évolutifs, à des exigences professionnelles qui tiennent compte d’un certain nombre de variables auxquelles nous devons faire face dans le futur. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’a appelé l’Institut des médias du futur.

L’Issic n’a pas de concurrent en ce qu’il ne vise pas la rentabilité. Le groupe de presse « Le Matinal » a d’autres sources pour renflouer ses caisses. Ce qui sous-tend la création de cet institut est d’ordre purement intellectuel.

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Aperçu d’une salle moderne de cours, véritable cadre de rêves

 Comment s’inscrit-on à l’Issic ?

 Justement ! Ne vient pas à l’Issic qui veut mais qui peut. Nous savons aujourd’hui la profondeur des dégâts causés par les Nouveaux programmes d’études (Npe) ! C’est pourquoi nous regarderons à deux fois avant d’accepter les inscriptions de ceux-là qui viendront à nous sans passer par le filtre du concours ou du test. On peut donc se retrouver avec quatre pelés et un tondu à former, peu importe. L’essentiel est que ceux qui sortiront des entrailles de l’Issic soient la crème, vendables et employables à volonté. Nous voulons qu’on dise : je veux aller me faire former à l’Issic au Bénin.

 De quels moyens disposez-vous pour réaliser ce rêve ?

 Pour atteindre cet objectif, le groupe de presse « Le Matinal » a ses 18 années d’expériences auxquelles il faut ajouter sa grandeur. Un groupe complet, avec un bon cadre et des matériels adéquats. Au surplus, nous avons le soutien des aînés qui ont fait leurs preuves aussi bien au Bénin qu’ailleurs. Sans compter les partenariats extérieurs pour des appuis intellectuels, matériels et divers.

 Et pour cette première rentrée, quelles sont les offres de formation que vous avez ?

 Nous avons deux grandes offres : la première est tournée vers le journalisme et la deuxième offre, est consacrée à la communication. La deuxième offre est elle-même segmentée en deux voire trois. En effet, quand on dit journalisme, on parle de presse écrite et de journalisme audiovisuel (radio et télévision) ; on parle également de presse en ligne. Aujourd’hui on va vers la presse qui est organisée avec l’internet, ce que certains conviennent d’appeler presse digitale. Tout cela est contenu dans nos offres de formation.

Pour ce qui concerne la communication, nous allons former des profils de communicateurs différents. Nous gardons la surprise pour ceux qui viendront s’inscrire. Mais, ceux qui sortiront de l’Issic comme communicateurs, avec leur licence en communication, verront qu’ils seront différents des autres produits que livrent sur le marché les autres Instituts et Écoles.

 Est-ce que toutes les conditions académiques sont réunies pour une bonne rentrée ?

 Bien sûr ! Je salue ici l’intelligence et l’adresse de Charles Toko qui en est l’inspirateur, et bien d’autres qui en sont les catalyseurs. Charles Toko dont on connaît la rigueur et le sens du défi, qui a tenu à recruter pour la cause un personnel d’encadrement d’un profil particulier. Ce personnel composé de cadres administratifs et du corps enseignant sont eux-mêmes exigeants et le sont aussi vis-à-vis du travail qui leur est demandé. Pour être plus significatif, je dirai que nous sommes un certain nombre d’acteurs. Il s’agit d’enseignants d’universités publiques, connus pour leur rigueur et leur science, de professionnels avérés et éprouvés dans le domaine de l’information et de la communication, qui se sont mis ensemble pour donner aux étudiants de l’Issic, une formation de pointe à raison de 60% de pratique et 40% de théorie. Les candidats à nos offres de formation ne viendront pas s’inscrire à l’Issic comme sur la Lépi. Ils seront recrutés sur la base de ce qu’ils peuvent faire. Nous formons des professionnels qui sont faits pour être des journalistes et des communicateurs rompus. Et non ceux qui voudraient bien le devenir. Cela voudra dire que la volonté seule ne suffira pas. Certes, nous tiendrons compte de cette volonté-là dans certains cas et dans la mesure où il peut être possible de réactiver, en ces derniers, les ressources mentales pour faire d’eux, comme ils le désirent, des journalistes et des communicateurs de demain, capables de satisfaire les exigences et les impératifs du futur.

 Propos recueillis par : Rostand Houessè

 Transcription : Léonce Adjévi