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Le quatrième président de l’ère démocratique du Bénin Patrice Talon a été investi hier mercredi 06 avril 2016 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. La cérémonie d’investiture a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités politiques, acteurs de la société civile et présidents d’institutions. A la fin de cette investiture, ils se sont confiés à nos micros. (Lire ci-dessous l’intégralité de leur déclaration).

 Le maire de Cotonou Nicéphore Soglo  n'est plus le bienvenue à Xwlacodji

Nicéphore Soglo, ancien président de la République : «…Notre pays a montré une fois de plus sa maturité. Du fait que la démocratie et le développement vont de pair, je reviens d’Addis Abeba, les gens sont très fiers de ce que nous avons fait. Quand on compare ce que nous avons fait par rapport aux élections qui ont eu lieu un peu partout en Afrique, nous sommes un peuple mûr, un peuple patient. Quand le moment vient, nous savons faire notre travail. Il y a de quoi être vraiment fier de ce peuple-là. Je suis également fier de ce qu’a dit le président de la République parce que le plus dur commence maintenant. D’abord, il faut assumer sa personnalité, la volonté qu’on a de développer et de restituer au peuple sa dignité, de baliser les routes de l’avenir et cette route demande l’union de tout le monde dans la discipline librement consenti pour que nous puissions nous remettre au travail. C’est vrai que nous sommes un pilier important de la Cedeao. Nous sommes un pont entre le Nigeria avec 80 millions d’habitants, le Ghana avec 25 millions d’habitants à travers le Togo et je peux dire que nous sommes l’exutoire du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Ce que nous devons faire, je crois que tout le monde le comprend, il n’y a pas de développement dans un monde comme celui-ci où le terrorisme règne si nous ne nous mettons pas ensemble pour mutualiser non seulement nos renseignements et nos forces. Il faut que nous soyons dans un ensemble comme les Etats Unis d’Afrique (…) Si le peuple n’a pas le sentiment que vous participez et que nous sommes dans la légalité, vous devenez faible si vous tombez dans la corruption. Dans le commerce international, tous les pays ont des entreprises qui veulent gagner le marché. Si vous tombez dans le cercle de la corruption, vous êtes perdus. Nous devons prendre exemple sur les pays qui avance avec un taux de croissance de 10% depuis un peu plus de 10 ans, mais dans la transparence. Je crois que c’est comme ça qu’on peut se faire respecter. C’est comme cela que le secteur privé et le secteur public peuvent travailler… »

Lionel Zinsou, Premier ministre : « C’est un grand moment de démocratie et de sobriété. Le discours du président Patrice Talon est remarquable. La cérémonie est à la fois simple mais grandiose.zinsou lionel J’ai noté l’engagement du président de la République à travailler avec tous les filles et fils du Bénin pour l’accomplissement de toutes ses actions. C’est un moment d’unité et chacun dans son rôle. Nous serons heureux de ce moment démocratique extraordinaire qui ouvre la voie du nouveau départ. Nous sommes partis pour un mandat de cinq ans que nous espérons un mandat d’accomplissement et de développement. Je suis Béninois et je reste chez moi. »

eric-houndete1Eric Houndété, 1er Vice-président : «…Vous savez que j’ai longtemps combattu le rôle de l’argent dans les élections. J’ai entendu le président prendre des engagements très forts par rapport au rôle de l’argent dans les élections. Donc, vous vous imaginez bien que je l’attends sur ce chantier. C’est un chantier que nous devons tous aborder parce que nous ne pouvons pas dénaturer les élections dans notre pays. Nous ne pouvons pas dénaturer l’engagement des Béninois par rapport aux élections. Je lui souhaite bonne chance. Nous serons ensemble dans ce combat là (…) Bien évidemment, je continuerai à jouer mon rôle d’éveilleur. Je continuerai à travailler pour la défense des Béninois. Je continuerai à jouer mon rôle de combat pour l’épanouissement des filles et fils de ce pays… »

Abdoulaye Bio Tchané, président de l’Alliance pour un Bénin triomphant : «…C’est un discours très puissant qui présente le bilan de la situation actuelle sans complaisance. Il s’agit d’uneabt-1 situation très difficile sur le plan économique, sur le plan social, et aussi sur le plan politique. D’où la nécessité de conduire des réformes politiques, économiques et sociales pour faire reculer sensiblement la pauvreté de notre pays. C’est très indispensable et pour y arriver, il faut conduire des réformes. Si on retient cela de ce discours, on aura retenu l’essentiel. J’étais membre de la coalition de la rupture, j’en ai même été le porte-parole. Nous avons dans cette phase-là conduit les discussions et le dialogue pour qu’on puisse arriver à ce résultat-là. Pour le futur, nous allons continuer de travailler ensemble dans un dispositif qui sera définit par le président de la République. C’est lui qui a la responsabilité de l’Exécutif et c’est lui définira le rôle de chacun d’entre nous dans ce dispositif. Ce n’est pas à moi de dire que je vais au gouvernement. C’est le président de la République qui appelle les personnalités qu’il juge importantes pour entrer dans son gouvernement… »

TEVOEDJRAlbert Tévoèdjrè, ancien médiateur de la République : « Le président Patrice Talon a terminé son discours par « ensemble nous vaincrons la fatalité ». C’est un grand honneur qu’il nous a fait et nous allons l’accompagner pour que nous vainquions effectivement la fatalité par les engagements qu’il a pris lui seul et en un mandat unique. C’est important. C’est un signe que le Bénin renaît et devient pour l’Afrique, un pilier. »

Adidjath Mathys, ancien ministre : « Je voudrais d’abord féliciter le président de la République et tous les organisateurs de la cérémonieMathys d’investiture. C’est un discours qui résume succinctement le projet de société du candidat Patrice Talon. J’ai espoir ceci à partir du moment où tous les points faibles de la gouvernance actuelle seront aplanis et corrigés au fil du temps. Il s’agit entre autres de la faiblesse de notre système démocratique aujourd’hui malade, l’éducation, l’environnement, le système partisan et le volet socioéconomique. Il y a pas mal de réformes importantes dans ce projet de société. L’essentiel est qu’il dispose des ressources nécessaires pour conduire à bien ces différentes réformes. C’est à ce prix que le peuple sera ravi de l’avoir élu. Mais je lui fais confiance. C’est un homme averti et de vision. Il fera l’essentiel pourvu, j’insiste sur cela, qu’une bonne équipe l’accompagne. Car, les chefs de l’Etat ne sont toujours responsables de tout ce qui leur arrive. Il y a parfois l’équipe et l’entourage. Mais je sais le président de la République suffisamment rigoureux pour mener à bien son mandat. J’invite tous les Béninois à l’accompagner car ce n’est pas facile cette mission ».

ZULLLLZoulkifl Salami : « D’abord c’est un sentiment de fierté d’être là. Et l’atmosphère est festive. Le président de la République a donné des signaux très forts de la rupture et du changement. On peut déjà en effet constater cela à travers la qualité du discours, qui est un discours programme. Le président est allé droit au but en déclinant les actions qu’il va engager toute de suite après cette prise de fonction. C’est un signe très important qui donne au peuple l’assurance qu’un changement s’opère. Et mieux, la simplicité et la sobriété de la cérémonie montre qu’à l’évidence que le président de la République a le souci de respecter la chose publique et les derniers publics. Nous nous engageons maintenant sur la voie d’un nouveau départ pour que le pays reparte sur deux bonnes bases ».

Grégoire Laourou, ancien député : «…Le discours a été un discours complet qui a repris les grands axes du projet de société de Patrice Talon ; je veux parler des questions d’eau, du chômage des jeunes. C’est pour dire au peuple béninois que tout ceci est confirmé et sera fait pour son bonheur…»