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yayi Boni et Sacca Lafia sont contraints en ce qui le concerne de s'exécuter

Le compte à rebours a commencé pour le président Yayi Boni. Convaincu qu’il ne sera plus aux affaires à partir du 06 avril 2016, l’homme qui a marqué son passage à la tête de l’Etat béninois ces deux dernières décennies, se lance dans des opérations de charme. Il tente de séduire à nouveau ses anciens collaborateurs en les recevant au palais de la présidence de la République. Une considération particulière a été faite à Sacca Lafia qui a rejeté l’offre de participer à une réunion des Fcbe qui se tient ce jour.

Le président Yayi Boni multiplie, depuis peu, des rencontres avec ses anciens collaborateurs. Cette nouvelle trouvaille du chef de l’Etat, à la veille de la présidentielle de 2016, s’inscrit dans une logique de séduction. Seulement, malgré cette opération de charme qui l’a conduit à recevoir au palais de la présidence de la République, le président de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds), Sacca Lafia, il ne séduit guère. Reçu à la veille de la fête de la Tabaski, le président Sacca Lafia a reçu, dans le week-end, un message l’invitant en tant qu’allié à une rencontre des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), prévue pour ce jour. C’est dire qu’il y en a qui ont des principes clairs de vie. A la différence d’un certain Amos Elègbè, toujours prêt à accepter les humiliations, l’ancien ministre des mines, de l’énergie et de l’eau de Yayi Boni, après avoir signifié aux Fcbe, à la veille des législatives, que son parti n’était plus membre de cette alliance, reste fidèle à sa nouvelle ligne de conduite. Après Sacca Lafia, le président Yayi Boni a également reçu pêle-mêle, l’ancien député Djibril Débourou, l’ancien ministre des transports, Nicaise Fagnon, actuel maire de la commune de Dassa-Zoumè et Pascal Irénée Koupaki, ancien N°2 des différents gouvernements de Yayi Boni jusqu’en 2013. Selon des rumeurs, il projetterait de rencontrer aussi le général Gbian Robert, ancien directeur de cabinet militaire de Yayi Boni et potentiel candidat à la présidentielle de 2016. Tout se passe comme si le chef de l’Etat se réveille d’un long et profond sommeil. Face à la cote de popularité de l’opérateur économique Patrice Talon, lequel est sur la ligne de départ pour la prochaine élection, la panique s’empare du premier magistrat qui tente, vaille que vaille, de remobiliser sa troupe par des actes de séduction. Mais la fin du haricot étant pour très bientôt, les brebis galeuses qui ont pris goût aux délices de la liberté, n’entendent plus retourner dans la cellule de Lucifer. Pour ceux qui sont jaloux de leur liberté, et qui ont fait l’expérience, travailler avec le chef de l’Etat, c’est accepter de travailler en Sibérie.

 Jean-Claude Kouagou