Spread the love

gérard-gbénonchiL’émission Cartes sur table de la radio Océan Fm a reçu comme invité ce dimanche 23 juillet 2017, le député Gérard Gbénonchi du Parti social démocrate (Psd). Pendant 90 minutes, il a opiné sur les derniers développements de la crise qui secoue le Psd notamment la décision du juge qui rétracte l’ordonnance interdisant la tenue du congrès extraordinaire convoqué par l’aile Golou.

La levée d’interdiction du congrès du Parti social démocrate (Psd) fait par le juge est salué par le député Gérard Gbénonchi. Cependant il a tenu à préciser  que le juge s’est déclaré incompétent en ce qui concerne la déchéance du président du Parti, parce que ce dernier a été saisi en tant que juge des référés, c’est-à-dire pour traiter des questions urgentes. Or, la question de la présidence du parti étant une question de fond. A l’en croire, face à une telle évidence, il faut retourner à la situation administrative (ministère de l’intérieur) qui est à même de dire qui est le président du Psd. Et parlant de situation administrative, il a fait savoir que c’est le président Clément Houïnou Ebo qui est reconnu par le ministère de l’intérieur comme président du Psd. « Dans le courrier du ministère de l’intérieur suite à notre conseil national, les actes ont été régulièrement déposés et enregistrés. Le ministère de l’intérieur nous a donné acte des changements intervenus au Psd depuis le 11 juillet, ce qui veut dire que depuis ce jour là, c’est clément Houïnou Ebo qui est administrativement président du Parti social démocrate. Quiconque userait de ce titre ferait  de l’usurpation de titre » a-t-il justifié. Du coup, le congrès tenu par le camp Golou samedi dernier, qui a consacré la reconduction de ce dernier, est une absurdité selon le député de l’Union fait la nation. « Les résolutions issues de ce congrès sont nulles et non avenues » a-t-il laissé entendre. Même s’ils les transmettaient au ministère de l’intérieur, le ministère va l’enregistrer comme tout courrier, mais ne donnera pas donner de suite parce qu’il a déjà donné suite au conseil national qui l’a destitué. «  Si c’est à partir de l’acte du ministère de l’intérieur qui reconnait administrativement clément Houïnou Ebo comme président du Psd, Emmanuel golou devrait savoir qu’il n’est plus président du Psd et s’il devrait choisir la voie de la légalité, ce n’est pas d’organiser un congrès, mais c’est plutôt de saisir le tribunal pour attaquer cet acte administratif jusqu’à ce que le tribunal lui donne raison», a-t-il déclaré.

Les conditions de l’organisation du congrès

Les conditions dans lesquelles ce congrès a été organisé ont été également abordées par l’invité de Hospice Houénou de Dravo. Selon ses dires, pour organiser un congrès selon les textes du parti, il faut avoir envoyé les différents documents aux différentes fédérations deux semaines à l’avance. Ce qui n’a pas été le cas. Selon lui, le bureau exécutif national s’est réunis le vendredi et puis le congrès a été convoqué pour le lendemain, c’est-à-dire samedi. Organiser selon lui un congrès dans de pareilles conditions, c’est manquer de considérations aux militants du parti, c’est fouler au pied les actes administratifs et bafouer toutes les institutions de la République. Il a pour finir exhorter le président Emmanuel Golou à revenir en de meilleurs sentiments. Il a également tenu à rassurer les militants  que Clément Houïnou Ebo demeure l’unique président du Psd et que à aucun moment le Psd ne s’est retiré de l’Union fait la nation. «  Je voudrais vous dire que votre parti, le Psd est le parti qui est dirigé aujourd’hui par Clément Ebo et quiconque vous dit le contraire,  sachez que c’est de la diversion. Nous avons déjà fait une tournée et expliquer beaucoup de chose. Nous retournerons encore sur le terrain pour des séances de restitution, qui seront des séances de proximité pour vous dire beaucoup de chose. Le Psd ne s’est pas retiré de l’Union fait la nation parce que Emmanuel Golou n’est pas la personne habilitée à parler au nom du Psd. Donc le Psd reste en entier dans l’Union fait la nation et la lutte continue » a-t-il conclu.

Léonce Adjévi