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VIHO-GILDASL’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm a reçu  ce dimanche 06 Août 2017, Gildas Roger Viho (photo), Conseiller municipal à la mairie de Cotonou. A l’occasion, il s’est prononcé sur la situation qui prévaut à la mairie de Cotonou, notamment l’audition, la suspension et la révocation du Maire Léhady Soglo mercredi dernier en Conseil des ministres.
Pour le conseiller municipal, tout ce qui est reproché au désormais ex-maire de la ville de Cotonou est vérifié. Elu en juillet 2015, auditionné puis suspendu les 28 et 29 juillet 2017, avant d’être révoqué mercredi dernier en conseil des ministres, Léhady Soglo, aura passé deux ans à la tête de la municipalité de Cotonou. Selon ses propos, durant cette période, Léhady Soglo a fait preuve de mauvaise gestion. Et ce malgré les multiples rappels à l’ordre des conseillers municipaux. «  Nous avons eu le temps de décrier la mauvaise gestion que le Maire faisait de notre ville. Nous lui avons écrit plusieurs fois. Mais nous n’avons pas été écoutés», a-t-il déclaré. C’est donc suite à cela qu’ils ont alors saisi la tutelle après une sortie médiatique effectuée en mai dernier. « C’est dans ce sens que le collectif des élus de la municipalité a fait une sortie pour dénoncer cette gestion. Après cette sortie médiatique, nous avons saisi la tutelle et le Ministre de la décentralisation. C’est suite à cette saisie, que ce qui est arrivé est arrivé », a-t-il laissé entendre.
 Mauvaise gestion déjà en 2013 sous Nicéphore Soglo
 L’un des faits reprochés à Léhady Soglo, qu’est la  mauvaise gestion ne date pas d’aujourd’hui. C’est ce qui ressort des propos du Conseiller Gildas Viho. A l’en croire, déjà en 2013, alors que Nicéphore Soglo était encore maire de la ville de Cotonou, il a été suspendu par ce dernier, de son poste de 1er adjoint en tant qu’ordonnateur délégué et remplacé par le Conseiller Loko Sessi Emmanuel. «  L’on comprend plus tard l’histoire d’incinération des souches parce que dans les 10 questions, il a été dit que c’est dans les trucs de 2013, 2014 que l’ex-maire a incinéré les souches. Demandez-vous pourquoi le président maire a suspendu son fils. S’il était un bon gestionnaire, son père n’allait pas le sanctionner », a-t-il affirmé.
 Faux procès contre le préfet Toboula et le gouvernement
 L’audition, la suspension et la révocation du maire Léhady Soglo a donné lieu à des réactions et des interprétations dans l’opinion publique, tendant à faire croire, que c’est un acharnement du gouvernement de la rupture contre la personne de Léhady Soglo. Là-dessus, l’invité de Hospice Houénou de Dravo a fait savoir, qu’il n’en est rien et que c’est sur la base des textes  sur la décentralisation que l’audition a eu lieu notamment en ses articles 54, 55 et 56 et que le préfet Modeste Toboula avait la possibilité d’auditionner le Maire ou de l’autoriser à répondre par écrit. « Quand on prend l’article 56 des des lois sur la décentralisation,  la suspension prévue à l’article 54, ci-dessus a lieu par arrêté du ministre chargé de l’administration territoriale et la révocation par décret pris en Conseil des ministres. Toute suspension d’un maire ou d’un adjoint doit être précédée d’une audition de l’intéressé par le conseil départemental de concertation et de coordination ou d’une invitation à fournir les explications par écrit au dit conseil. Le préfet a préféré l’auditionner. Contrairement à ce que les gens disent, le maire a été auditionné et il y avait des avis par rapport à certaines questions », a-t-il justifié.
 Le profil du prochain maire
 Léhady Soglo n’étant plus locataire de l’hôtel de ville de Cotonou, son intérim étant assuré par son 1er adjoint, Isidore Gnonlonfoun, l’élection du prochain maire doit se faire dans les semaines à venir. Pour permettre à la ville de Cotonou de retrouver ses lettres de noblesses et ainsi donc penser à son développement, le conseiller Gildas Viho pense que le prochain locataire doit avoir le sens du partage et penser à la base. Il doit aussi être un bon rassembleur, un exemple à suivre et ne doit plus tomber dans les faits reprochés à l’ex-maire Léhady Soglo.
 Léonce Adjévi