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Wilfried-Léandre-HoungbédjiLe directeur de la communication à la présidence de la république, Wilfried Léandre Houngbédji était ce dimanche 30 avril 2017 sur l’émission Cartes sur table de la radio Océan Fm. Il a opiné sur plusieurs sujets de l’actualité nationale notamment le limogeage du capitaine Boris Tchilao de ses fonctions de commandant de la compagnie de gendarmerie maritime du port et la lettre ouverte de l’Ong Social Watch à la communauté internationale relative à la gouvernance sous le Président Patrice Talon

« J’ai lu sur les réseaux sociaux que le limogeage du capitaine Tchilao répondrait à un plan pour cacher ou pour définitivement mettre en marge quelqu’un qui aurait été un pion dans l’affaire de 18 kg de cocaïne pure et que c’est pour empêcher la manifestation de la vérité ». C’est le constat fait par le directeur de la communication à la présidence de la république sur le limogeage du Capitaine Tchilao, qui selon lui, est une digression. A l’en croire, ce dernier a été relevé de ses fonctions parce qu’il a commis une imprudence professionnelle. Selon les faits, il serait allé à Toffo  avec ses éléments pour des exercices de tir. Le port ayant mis la logistique nécessaire à leur disposition pour le déplacement, dès qu’ils ont fini l’exercice, il y avait encore quelques munitions restantes et Boris Tchilao aurait permis à un civile de s’exercer au tir. Ce qui contrevient aux règles de son métier et au professionnalisme. C’est ce qui a été à l’origine de son limogeage. Il a également saisi l’occasion pour montrer la bonne foi du Chef de l’Etat et de son gouvernement dans l’affaire des 18kg de cocaïne qui a agité l’opinion publique. « S’il y a six mois seulement, le pouvoir a pu s’entendre avec un agent en l’occurrence le capitaine Tchilao pour comploter contre un éminent béninois, vous pensez que le même pouvoir six mois seulement après, va le virer de cette façon ? Non. C’est la preuve que le président Talon et son gouvernement n’ont rien à avoir dans cette affaire de 18 kg de cocaïne. Autrement, on ne sanctionnerait pas aussi sévèrement le capitaine Tchilao pour cette imprudence professionnelle qu’il a commise depuis vendredi » a-t-il déclaré.

En ce qui concerne la lettre ouverte de l’Ong Social Watch à la communauté internationale et qui peint en noir la gouvernance sous le Président Patrice Talon, le directeur de la communication du Palais de la Marina a fait savoir que ce qui a circulé sur les réseaux sociaux n’émane pas des responsables de cette organisation non gouvernementale. « Je considère que les animateurs de Social Watch et M. Assah n’ont pas pu écrire ce qui a circulé sur les réseaux sociaux et paru le lendemain dans quelques journaux ». Pour avoir le cœur net, il s’est donc rapproché de son Président Gustave Assah. Il ressort des propos de ce dernier, qu’il s’agit d’une manipulation. Un état de chose qui a conforté la position de Wilfried Léandre Houngbédji qui regard de la forme du document, a apporté des preuves. « Par réflexe professionnelle, j’ai vu en tête du document Social Watch, en bas du document, j’ai vu le président, la signature mais pas de nom. Si vous adresser un document comme ça à la communauté internationale qui ne sait pas forcément qui est le président de Social Watch, la moindre des choses, c’est qu’il y ait l’identité. J’ai aussi vu que le cachet qui est apposé n’est pas entier » a-t-il justifié. Le même exercice a été fait en ce qui concerne le contenu du document. Selon ses dires, le document parle entre autres de la caporalisation des institutions de la République par le Chef de l’Etat. Un état de chose qu’il a balayé du revers de la main. « Observer les institutions de la République, depuis un an la cour suprême n’a pas été amené à trancher un litige me semble t-il entre l’Etat et qui que ce soit où les droits de l’autre partie aient été totalement bafoués pour donner raison à l’Etat, il n’y en a pas eu… vous prenez l’Assemblée nationale, elle était en place avant l’arrivée du Président Talon, c’est vrai qu’ils ont voté à l’unanimité le projet de budget exercice 2017 et certains ont pu s’interroger, mais c’est vrai que c’est la même assemblée nationale où le chef de l’Etat était sûr d’avoir les ¾ compte tenu du soutien des uns et des autres pour la prise en considération du projet de révision de la constitution afin d’engager les débats au fonds, qui a fait que le gouvernement n’a pas pu obtenir les ¾. Et quand vous regardez bien, ce sont des députés élus directement où suppléants des ministres qui siègent au gouvernement qui ont fait défection. Ce qui abouti au rejet du projet » a-t-il ajouté.

Léonce Adjévi