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Isabelle Yacoubou au coeur d’un vaste projet

Dans une interview qu’elle nous a accordée, le pivot de l’équipe de France de basket-ball d’origine béninoise, Isabelle Yacoubou, parle de son projet dénommé ‘’Isabelle Yacoubou basket-ball week-end’’. Elle promet une belle fête aux férus de la balle au panier. Lisez plutôt…

Qu’est ce qui ramène Isabelle Yacoubou à Cotonou ?

 Ça fait 12 ans que je suis partie et le projet qui m’a amené à atteindre ce niveau, c’est un projet humain, c’est 2A2B (Association des anciennes basketteuses du Bénin). Elles m’ont permis de vivre mon rêve, elles m’ont pris en charge, elles m’ont porté jusqu’à ce que je devienne professionnelle. Donc, c’est quelque part pour rendre ce qui m’a été donné. Depuis des années, l’idée était quelque part au fond de ma tête. Mais pour bien faire quelque chose, il faut du temps. Le temps, il en a fallu. Finalement, on est là aujourd’hui grâce à beaucoup de gens qui nous ont soutenus. Cet évènement est une première base de ce que j’espère se transformer en académie qui va permettre à mes jeunes frères et sœurs de pouvoir vivre un peu ce que j’ai vécu.

 C’est une journée avec vous. Concrètement comment ça va se passer ce week-end ?

 Ce week-end, il y aura deux matchs par jour, deux matchs masculins et féminins samedi et dimanche au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. A 15h30, il y a le match des filles et à 17h30, le match des garçons. Après, il y aura aussi des concours de dunk, des concours au tir du milieu de terrain, de lancer. Ce sera un week-end qui va être placé sous le signe du retour. Se retrouver entre frères et sœurs, entre amis, potes, s’amuser, ce sera du basket plaisir. Mais il s’agit surtout de regrouper cette famille du basket-ball qui malheureusement au Bénin, n’a pas les moyens pour pouvoir s’organiser et se structurer et donner à ces jeunes l’opportunité de s’exprimer. Et justement dimanche, on va finir avec une soirée dans la bonne ambiance, avec la musique, on va un peu boire même si pour les sportifs ce n’est pas très conseillé, mais de temps en temps ça fait du bien.

 Donc, même en jouant pour l’équipe de France, vous pensez toujours à votre pays d’origine.

 J’essaie. Non seulement je suis Béninoise mais la majeure partie, je l’ai vécue au Bénin. Je suis partie à l’âge de 17 ans. J’ai mes racines qui sont ici. Ma mère vit encore ici avec mes frères. Je suis autant Béninoise que Française. Donc, il n’y a pas à choisir…

 Quelle sera la suite après cet évènement ?

Après cet évènement et avec le soutien de tous, on appelle de l’aide. Aujourd’hui, même avec les plus belles idées, sans les moyens, on n’y arrive pas. On appelle à l’aide aussi. On aime ce petit ballon et pour ça on doit faire des sacrifices. Nous sommes là à donner de notre temps, de notre personne. On a besoin quand même de l’aide, des gens qui ont le pouvoir financier pour nous aider à concrétiser. Parce que derrière c’est un jeune sauvé, c’est deux jeunes, et derrière ces jeunes c’est des familles qui ont des opportunités pour pouvoir s’exprimer.

 Propos recueillis par Epiphane Axel Bognanho