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Issa-gbadamassiIssa Salifou soutient que Rachidi Gbadamassi a bel et bien rencontré Patrice Talon à Paris en sa présence et a aussi juré sur le Coran de soutenir le Général Gbian. Il a tenu ses propos lors d’un entretien dans le « Grand Format » de Canal 3 Bénin ce dimanche. Le président de l’Union pour la Relève s’est dit aussi pressé de tenir un débat contradictoire avec Rachidi Gbadamassi avant les prochaines élections sinon il menace de faire des révélations troublantes.

Canal3 Bénin : Rachidi Gbadammassi a été proche de vous à un moment donné. Il sait où il tape. Est-ce que vous n’avez pas peur qu’à un moment donné qu’il dévoile des choses qu’il sait de vous ?

Issa Salifou: C’est pour ça que j’ai voulu intervenir parce que je voulais qu’ils sortent les dossiers. S’ils ne les sortent pas, moi je ferai des déballages. C’est parce que nous voulons nécessairement que les dossiers sortent que moi je dis aujourd’hui, que non seulement je suis prêt pour le débat contradictoire, mais je veux que les dossiers sortent. Je vous dis que l’honorable Gbadamassi a été reçu par Patrice Talon à Paris, en ma présence et autre révélations, je voulais aussi dire que la dernière fois, il a été aussi chez le Général Gbian. Il a juré sur le Coran qu’il allait le soutenir. Et quand on dit qu’on va sortir les dossiers, je voulais choisir cette opportunité pour dire que si eux ne sortent pas les dossiers, nous nous allons les sortir.

Canal3 Bénin : Par rapport à ce débat contradictoire, vous connaissez l’Honorable Gbadamssi assez bouillant. Est-ce que vous ne craignez pas quelque chose peut-être être débordé par exemple ?

Issa Salifou : Si je ne suis pas capable d’aller sur un plateau répondre à Gbadamassi, je crois qu’il vaut mieux que j’arrête la politique. Je n’ai jamais fait une affaire avec Gbadamassi. Je le connais très bien. Je dis quand on est un homme présumé coupable dans un dossier d’assassinat, on est très mal placé pour parler.

Canal3 Bénin : Heureusement que vous avez utilisé le mot présumé coupable. Au sujet de la sortie de l’alliance « Soleil », il parlait de soleil qui se lève au sud et se couche au nord, la mort peut-être annoncée, une mort prématurée. Vous avez une réponse ?

Issa Salifou : Ce que je peux vous dire, c’est que notre alliance « Soleil » est en train de grandir. Il y a l’honorable Mandani qui nous a rejoints. Il va faire une déclaration dans les jours qui vont venir. Nous avons aussi des entrées comme Célestine Zanou.

Canal3 Bénin : L’alliance nourri t’elle d’ambitions de débauchages ?

Issa Salifou : Pas du tout.

Canal3 Bénin : Comment se font alors ces adhésions ?

L’alliance est ouverte à tout le monde. Les gens peuvent venir. Nous recevons tout le monde en voyant dans quelle mesure nous pouvons partir aux élections en faisant le plus large rassemblement possible.

Canal3 Bénin: Il y a les élections qui s’annoncent avec l’affichage des listes provisoires.

Issa Salifou : C’est un honneur pour notre alliance. C’est à notre honneur. Notre Président, l’honorable Sacca Lafia a réussi sa mission. Nous avons foi en cette lice. Elle est affichée sur le net, même les gens qui sont à l’étranger peuvent se dire s’ils sont sur la liste ou s’ils ne le sont pas.

Canal3 Bénin : Est-ce que vous vous préparez suffisamment pour les élections ?

Issa Salifou : Tout à fait ; et c’est par rapport à ça que je ne voulais surtout pas laisser cette occasion. J’ai constaté qu’une fois que j’ai accepté le débat contradictoire, la lettre ouverte de Gbadamassi de 2009 a refait surface et est entrée de nouveau dans la circulation. Je me suis dit que je ne raterai pas cette occasion d’en finir une fois pour toute.

Canal3 Bénin : On comprend que vous êtes aussi pressé que l’Honorable Gbadamassi.

Issa Salifou : Je le suis. Je suis pressé pour tout. Je ne souhaite pas aller aux élections sans ce débat contradictoire. Avec ces déballages, on verra dans quel camp les gens vont transpirer.

Canal3 Bénin : Honorable Salley, Merci d’être passé dans ce studio. Est-ce que vous avez un dernier mot en guise de conclusion ?

Je n’ai pas grande chose à dire. Je dirai seulement que j’attends avec impatience. Si rien n’est fait dans les jours qui vont suivre, nous seront obligés de mettre tout ça à sur la place publique.

Transcription : Abib Ishola Arouna