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Issifou-Kogui-N’douro
Issifou Kogui N’Dourou se fait découvrir

Je suis venu au monde par la grâce de Dieu et par l’intermédiaire de ma mère Ganigui  Dankoro, princesse du Borgou, et de mon père, Kogui N’Douro Bougourou II, de la chefferie traditionnelle du Barwu (Borgou). Je rends grâce au Seigneur de m’avoir appelé et gardé en vie, avec une femme et quatre enfants.

Le temps de l’école
 Fils aîné d’une famille de sept enfants du Bénin profond, mes parents, qui ont le sens de l’histoire, m’ont envoyé à l’école à la fois par amour filiale et par devoir civique.
Après mes études secondaires que j’ai terminées au Lycée technique Coulibaly de Cotonou, avec un Bac série D, j’ai eu ma licence en géographie à l’université nationale du Bénin, à Abomey-Calavi. J’ai ensuite effectué ma formation civique et militaire au camp militaire de Ouidah, c’était alors le passage obligé pour ma génération. J’ai pu ensuite faire ma maîtrise de géographie – option aménagement de l’espace urbain toujours à l’université Abomey-Calavi. Après le Diplôme d’études approfondies (Dea) à l’université Louis Pasteur de Strasbourg en France, j’ai soutenu ma thèse de Doctorat de 3e cycle, option aménagement de l’espace rural à Strasbourg.
 Le temps du travail sur le terrain
 Enseignant au collège d’enseignement général de Sè, dans le département du Mono (Bénin), j’ai fait partie de l’équipe d’animateurs de l’équipe de football. Chargé de recherches entre dans le projet « couvertures forestières » de la Fao, puis directeur du projet plantation d’arbres sous l’égide du Pnud et de la Fao, j’ai pu participer au programme de reboisement du territoire à travers les villages et les villes du Bénin. Toujours dans le département ministériel du développement rural et de l’action coopérative, en qualité de directeur général adjoint, j’ai assumé les fonctions de conception, de gestion et de coordination des programmes de développement agricole.
 Le temps de l’expérience internationale
Recruté ensuite comme fonctionnaire international au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) à la suite d’un appel à candidatures, j’ai successivement occupé au sein de l’Oif, les fonctions de Chargé de programmes, de Directeur adjoint des finances et de l’administration, de Chargé des Unités hors-siège,  à New-York, Lomé, Hanoi, Addis-Abeba, Libreville, Genève et Bruxelles. En qualité de Directeur adjoint des finances et de l’administration, j’avais en charge l’élaboration des budgets, le suivi de l’exécution administrative et financière ainsi que l’évaluation des programmes de l’organisation et l’animation des conférences internationales.
 Le temps de l’action politique au Bénin
 D’abord jeune militant syndical au collège au sein du Front d’action commun des élèves et étudiants du Nord (Faceen), à la faveur du renouveau démocratique au Bénin en 1990, j’ai été membre fondateur de l’Union pour la démocratie et la solidarité (Uds), parti de gouvernement ou de l’opposition, toujours  représenté à l’assemblée nationale depuis lors. Au sein d’une alliance de partis politiques, l’Uds a contribué en 2006, de manière très active, à l’élection du Président Boni Yayi. C’est dans ces circonstances que j’ai été nommé Ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, portefeuille que j’ai occupé jusqu’en 2012.
A ce poste régalien, j’ai eu l’immense honneur de servir mon pays – nos soldats et nos populations – à travers les missions diverses et variées de commandement et d’exécution propres à ce corps. J’ai alors assumé à maintes reprises l’intérim du chef de l’Etat, Chef de gouvernement, présidé des Conseils de ministres et mis en place une  politique intégrée « Armée/Nation ». Par ailleurs j’ai eu en charge les dossiers de renseignements d’intérêt militaire, l’animation ainsi que la gestion du quotidien social et des carrières des soldats, l’équipement, la construction et la réhabilitation des casernes, la construction et l’équipement de plus de 3 000 écoles pour les enfants de la nation, la formation initiale et continue des soldats ainsi que la formation patriotique et civique des populations, la préparation et la participation des armées aux opérations de maintien de la paix à l’extérieur du pays, notamment en  Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (Rdc), au Mali, au Liberia et en Haïti.
En tant chef de délégation, j’ai conduit plusieurs missions de médiation et règlement des conflits en Afrique: Côte d’Ivoire, Rdc, Tchad, Centrafrique. En qualité d’envoyé spécial j’ai pu rencontrer les Chefs d’Etat de divers pays d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient, ainsi que les responsables des organisations régionales et internationales (Onu, Unesco, Cedeao, Cemac, Uemoa, Oif). Toujours en qualité de Ministre d’Etat, j’étais en contact permanent avec les responsables politiques ainsi que les acteurs de la société civile et du monde syndical.
 Le temps de la rétrospection, de l’introspection et de la prospection
 Depuis le 11 août 2013, à la suite d’un remaniement ministériel, je n’exerce plus aucune fonction dans l’administration béninoise. Cette pause politique m’a donné le temps et l’opportunité de revisiter mon parcours tant personnel que professionnel ainsi que les évolutions contemporaines du monde et de notre pays. Au terme de cet examen de conscience et de cette réflexion, avec la foi en notre pays et l’éthique qui m’animent, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection présidentielle de 2016.
Le pays m’a beaucoup donné je souhaite lui rendre en retour.
J’ai à cette fin conçu et proposé un projet de société pour le Bénin de 2016-2021, que j’ai décliné en douze chantiers selon une Vision globale, à réaliser prioritairement et impérativement pour répondre à la nouvelle espérance des  Béninoises et des Béninois.
Issifou Kogui N’Douro