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jacques AyadjiA l’instar du professeur Victor Topanou, le syndicaliste Jacques Ayadji réagit depuis Paris aux propos tenus hier mardi 22 décembre par l’ancien médiateur de la République Albert Tévoédjrè dont le candidat est désormais connu. Dans une lettre ouverte non encore achevée, Jacques Ayadji s’adresse à la fois à Albert Tévoédjrè et Stanislas Pognon. (Lire ci-dessous le contenu de la lettre)

LETTRE OUVERTE
A
MESSIEURS ALBERT TEVOEDJRE
ET STANISLAS KPOGNON
Objet: Au sujet de la sortie publique du
22 décembre 2015 du Professeur
Albert TEVOEDJRE
Chers aînés, permettez-moi d’oser m’adresser à vos vénérables personnes suite à la sortie d’hier de l’un d’entre vous, le professeur Albert TEVOEDJRE pour ne pas le nommer, sortie au cours de laquelle le sus nommé a appelé à voter pour Pascal Irené Koukpaki aux élections présidentielles du 28 février 2016. Je ne dirai pas comme le professeur Victor TOPANOU qu’à votre âge (je veux parler du professeur TEVOEDJRE), on ne choisit plus car je n’ai pas le droit de vous dénier votre droit de citoyen avec la plénitude de votre liberté de pensée, d’opinion et d’expression. Je n’aurais pas pris l’initiative de cette lettre ouverte si je n’avais pas lu en votre démarche, une forte dose d’hypocrisie et d’économie de vérité pour justifier votre choix que vous avez malhonnêtement présenté comme étant le résultat d’un examen minutieux de tous les projets de société dont vous avez pu avoir connaissance.
D’aucuns s’interrogent déjà sur ce qui concerne monsieur Stanislas KPOGNON dans cette affaire. Bien sûr que bien de choses le concernent dans cette affaire que je préfère évacuer toute suite pour me concentrer après sur l’auteur de la déclaration de soutien à PIK (pardon à MPIK: Makanbio Pascal Iréné Koukpaki révélé au public par le renard de Djrègbé).
Cher monsieur Stanislas KPOGNON, j’avais beaucoup de respect et de considération pour votre personne jusqu’en juillet-août 2009 où vous aviez accepté de pactiser avec le pouvoir Boni YAYI pour tordre le cou à la vérité dans l’affaire CEN-SAD en présidant une soi-disant commission d’enquête chargée des investigations complémentaires au sujet des commandes publiques passées dans le cadre de la réhabilitation du centre international de conférence et du palais des congrès de Cotonou. Objectif: aider Boni YAYI à réhabiliter le ministre François Noudegbessi dont il a besoin des voix dans la commune d’Avrankou dont les populations marchaient déjà pour conditionner leur soutien au régime au rétablissement au Gouvernement de leur frère suspendu.
Vous auriez dû décliner cette offre du gouvernement Boni YAYI, qui, il faut le rappeler, avait, suite à l’examen du rapport des travaux d’enquête de l’Inspection Générale d’Etat au sujet de la même affaire, pour soi-isant mieux situer les rôles et responsabilités des acteurs dans le processus du projet de réhabilitation du CIC et du PCC et aussi pour apporter un regard indépendant sur les coûts, surcoûts et surfacturation liés au projet, jugé nécessaire de procéder, à des investigations complémentaires confiées à ladite Commission que vous aviez malheureusement acceptée de présider alors que ces investigations complémentaires pouvaient être demandées à l’IGE à moins que le Chef de l’Etat et vous-même doutiez de son indépendance. La suite, nous le connaissons tous. Après le KO, le rapport de l’IGE que vous aviez censuré a été ressuscité pour servir de fondement au Chef de l’Etat pour enclencher la procédure de traduction de François Noudegbessi devant la Haute Cour de Justice pour cette même affaire pour laquelle vous l’aviez blanchi. C’est ce qui a expliqué mon coup de gueule vous concernant au lendemain de la mise en place d’un conseil des anciens que je suppose de sages. J’avais mis en doute la crédibilité de ce creuset dont plusieurs membres étaient, soit des partisans, soit non crédibles du fait de positions et d’actes passés. Ce coup de gueule ne vous avait pas plu, je le sais puisque vous vous étiez extériorisé chez certaines personnes dont Robert Detchenou, Guy Kpakpo, Henri Doutetien et autres à qui vous aviez demandé de me demander de revenir publiquement sur mes propos, ce que je n’ai pas accepté de faire jusqu’à ce jour parce que lesdits propos étaient fondés de mon point de vue. Heureusement que je ne l’avais pas fait sinon vous m’auriez donné une occasion de le regretter en prenant aujourd’hui une position partisane alors qu’à ma connaissance ce conseil des anciens dont vous êtes l’un des membres fondateurs n’est pas encore dissout.
Permettez-moi monsieur Stanislas KPOGNON de vous rappeler votre article (intitulé: Nouvelle Conscience. Ma forte espérance pour l’accession de Pascal Iréné Koukpaki à la magistrature suprême en 2016) dans le numéro 2743 du 04 décembre 2015 du journal L’Autre Quotidien que le professeur TEVOEDJRE a opportunément inséré dans son livre « Election Présidentielle 2016 en République du Bénin.
Oui, en Conscience Il va falloir … Enfin Choisir ! »
Citation:
« L’ancien Premier Ministre est un personnage de haut vol qui a servi son pays aux côtés du Président Boni Yayi sept ans d’affilée. Il faut battre en brèche les rumeurs concernant une certaine altercation avec le Chef de L’Etat ayant précédé son départ. Les gens auraient souhaité un départ fracassant de l’ancien locataire de la Primature. Ce n’est pas son tempérament. C’est un homme des hauteurs. Bien élevé́. La presse rapport du reste une réponse crédible de l’ancien ministre des Affaires Étrangères Nassirou Bako au reproche fait à Koupaki d’être resté trop longtemps avec le Président Boni Yayi. (Réfer la réflexion de Chantal Touré « Rompre sans tapage «dans Nouvelle Expression n° 1677 du Vendredi 27 novembre 2015).
Kaboré, le Président burkinabé récemment élu est resté 26 ans
avec Blaise Campaoré avant de démissionner avec fracas.
Koupaki -Kaboré, même combat et pourquoi pas même destin présidentiel ! : tous les deux, grands serviteurs de l’Etat; Kaboré un politique honorable, préparé pour la fonction de Chef de l’Etat, avec une compétence technique avérée. Koupaki, un technocrate bon teint; disons « un politique atypique » ayant acquis « la fibre politique « , non pas au travers d’un militantisme classique, mais par osmose …, avec d’éminents politiques dont il s’est nourri des talents et expériences …
Nous espérons fortement que l’effet Kaboré se manifestera au BENIN au prochain présidentiel tant en ce qui concerne la qualité du scrutin que dans son déroulement et la promptitude dans la proclamation des résultats.
Stanislas Y. Kpognon Ancien ministre des Finances Ancien Haut Cadre de la Banque Mondiale
Rédaction en cours … (tant que cette mention rédaction en cours serait maintenue, sachez que la lettre ouverte que je rédige directement n’est pas achevée).