Spread the love

jacques migan2La sortie médiatique du président du Patronat le weekend dernier, a fait l’objet d’un débat, mardi 18 avril 2017, sur Canal3.  Zéphirin Kindjanhoundé et Me Jacques Migan ont,  chacun,  analysé les bons et mauvais points de l’entretien de Sébastien Ajavon. Pour l’ancien Bâtonnier, Ajavon est un obstacle au Partenariat public-privé.

L’opérateur économique Sébastien Ajavon a joué une importante carte de sa vie politique le weekend dernier. Dans un entretien aux allures de come-back, le patron des patrons du Bénin a eu l’occasion de se prononcer sur des dossiers du pays depuis ses démêlés avec la justice. Il avait notamment mis le cap sur 2021 à la fin du mandat de l’actuel régime,  afin de briguer la magistrature suprême. L’ex-patron de Cajaf-comon, faut-il le rappeler, n’est plus en odeur de sainteté auprès du chef  de l’Etat. Après la période idyllique de la campagne de l’élection présidentielle, l’eau a coulé sous le pont. Des divergences politiques sont apparues entre les deux hommes d’affaires, plus tenaces que jamais. Selon Me Jacques Migan, la sortie médiatique de Sébastien Ajavon n’est pas stratégique, ni d’ailleurs opportune. Pour lui, le patron du Patronat se met lui-même en difficulté. Car, a-t-il déclaré, le président du syndicat des opérateurs économiques devrait composer avec le gouvernement et l’Etat. Donc, logiquement, la position, ou plutôt le statut d’opposant affiché par Sébastien Ajavon, sera un obstacle  pour le développement du partenariat public-privé. « Il y aura un blocage. La casquette d’opposant du Chef du Patronat sera un  obstacle dans les négociations », a expliqué l’ancien bâtonnier,  qui a trouvé  l’homme d’affaires  « aigri et sur la défensive » pendant l’entretien, malgré quelques critiques constructives sur la gestion de Patrice Talon. « Ajavon doit exprimer son amertume », répondra Zéphirin Kindjanhoundé. L’ancien député soutiendra, ensuite, l’homme d’affaires dans toutes ses positions. Me Jacques Migan, quant à lui, est remonté contre Sébastien Ajavon. Car dire, comme le prétend l’homme d’affaires de Sèmè-Podji, que le (Pvi) est une  connerie  est excessif et maladroit. « Les ministres doivent-ils quitter le gouvernement » ? Non, répond  Me Jacques Migan qui estime que les ministres sont au service de la République.

WN