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Me Jacques Migan invité de « Zone franche »

Sujet d’actualité, le projet de modification de la constitution du 11 décembre 1990 a été une fois le principal menu de l’émission sociopolitique « Zone franche » de Canal 3 d’hier dimanche 02 avril 2017. Occasion pour l’ancien bâtonnier Jacques Migan d’inviter le peuple béninois à faire confiance au président Patrice Talon.

Contrairement à certains juristes qui versent dans du dilatoire, l’ancien bâtonnier Jacques Migan apporte son cachet à la révision de la Constitution. Sur l’émission « Zone franche » d’hier, il l’a fait savoir. Selon lui, c’est une opportunité qu’il faut saisir, vu que c’est la première fois qu’on a un chef de l’Etat élu qui a décidé de la réalisation de son projet de société. De fait, il a souhaité que le peuple soutienne le président Patrice Talon dans son élan de doter le Bénin d’une loi fondamentale conforme aux exigences du monde moderne. Ceci, même si le texte reste perfectible. «Ce projet doit être soutenu et accompagné parce que Talon a fait campagne autour», a indiqué Jacques Migan. A l’en croire, le projet de révision de la constitution apporte une réponse aux maux dont souffre le Bénin. Au nombre d’eux, il a levé le voile sur l’impunité et la corruption. Dans ses explications, il a mis en évidence la souplesse de la nouvelle procédure qui permettra à la Justice de rendre gorge à ceux qui se croient tout-puissants et qui détournent impunément les deniers publics. Pour ce qui concerne le point lié à l’inamovibilité du Conseil de la magistrature suprême, il a non seulement approuvé le retrait du président de la République, mais surtout mis l’accent sur l’aspect sécurisation des dossiers traités par les magistrats. L’autre disposition l’ayant séduit est l’article 126 nouveau qui couvre également les justiciables et crée les conditions pour permettre aux magistrats de travailler dans la sérénité sans la pression des hommes politiques. Cet article, a-t-il dit, promeut aussi les magistrats. De l’avis de l’ancien bâtonnier, le projet de révision de la constitution existait avant l’accession du président Talon à la magistrature suprême. «Le problème doit être réglé dans l’intérêt supérieur du pays et non dans l’intérêt d’un groupe ou d’un corps constitué de la Nation», a-t-il martelé tout en invitant les responsables syndicaux et autres à se rapprocher des députés pour des propositions.

Pour ce qui concerne l’organisation des élections, l’invité de ‘’Zone franche’’ d’hier a souhaité qu’elles soient organisées et que les résultats soient proclamés par le ministère de l’Intérieur. Et en termes de garanties pour éviter les contestations, il a expliqué qu’avec l’avancée de la technologie tout le monde peut avoir accès aux résultats. Ainsi, la Cour constitutionnelle sera confinée dans son rôle de chargé des contentieux électoraux. Quant aux interrogations relatives à la bonne foi du chef de l’Etat, il les dissipe. «Il faudrait faire confiance à Patrice Talon parce qu’il a dit qu’il ne sera candidat à rien en 2021», a-t-il souligné.

L’invité de « Zone franche » a aussi approuvé l’article 5 nouveau, qui vient, selon lui, régler le problème de régionalisme tout en favorisant les grands regroupements des partis politiques à l’instar des Etats-Unis, la France et même le Nigéria. Pour ce faire, il a pris l’exemple de l’Union fait la nation qui demeure quand même un grand regroupement politique.

La construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, la réalisation de la rocade de Porto-Novo et autres infrastructures routières sont d’autres projets phares que le président Talon a lancés. Tout en rassurant les sinistrés, il a invité les Béninois à adhérer aux actions du chef de l’Etat pour le développement du pays.

Odi I. Aïctédji (Coll)