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Le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias a fait le point de la lutte contre la corruption au Bénin

Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, était ce vendredi 07 décembre 2018, l’invité de l’émission Hebdo de Océan FM. A l’occasion, il s’est prononcé sur la 13e édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption célébrée lundi 10 décembre prochain. Il est également revenu sur certains présumés dossiers de corruption.

La 13ème édition de la  journée nationale de lutte contre la corruption sera célébrée lundi 10 décembre 2018. Cette journée est placée sous le thème « jeunesse engagée dans la lutte contre la corruption ». Jean – Baptiste Elias l’a réaffirmé ce vendredi dans l’Hebdo de Océan FM. A en croire le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, la jeunesse est doublement victime de la corruption,  que les jeunes soient des corrompus ou des corrupteurs. Cette jeunesse, a – t – il ajouté, est prête à tout pour avoir des biens matériels, parce que la vertu a presque disparu. Du coup, pour l’un des messieurs « anti-corruption » du Bénin, la lutte contre la corruption est faite au profit de la jeunesse. Une partie de cette jeunesse, qui s’engage tout de même contre le fléau.

 Victoire 30 fois

Justement, Jean – Baptiste Elias est revenu sur certains présumés dossiers de corruption. Il a estimé qu’il n’a aucun dossier sur les machines agricoles et sur Maria Gléta. Au sujet de ces deux dossiers, il a lâché : « je n’ai pas les dossiers, je ne peux pas parler de ça. Mais je n’ai jamais dit qu’il n’y a pas de dossier Maria Gléta, ni machines agricoles ». Pour les autres dossiers, le président de l’Anlc s’est dit plutôt favorable au remboursement des fonds dilapidés.  Après l’intervention des auditeurs reprochant à Jean – Baptiste Elias de ne plus prendre position sur les dossiers comme autrefois,  l’invité de Rachida Houssou et de Rèliou Koubakin a répondu qu’il ne saurait évoquer un dossier s’il n’a pas de preuves là – dessus, a – t – il laissé entendre. «  Je suis passé 30 fois en première instance et en appel à la justice, j’ai toujours gagné », s’est – il justifié. Il a en outre renchéri qu’il est seul avec ses avocats à se défendre en justice.

 La lutte contre la corruption : mieux à priori 

Le président de l’Anlc a défendu le travail mené dans la lutte contre la corruption. Il en veut pour preuve par exemple les journées nationales de la gouvernance organisées l’an dernier à Agoué, dans la commune de Grand Popo. Conséquence, le Bénin a progressé dans le dernier classement de l’organisation internationale de lutte contre la corruption, Transparency International. Selon cette institution basée à Berlin, le Bénin est classé 3ème sur 8 pays au sein de l’Uemoa, 5ème sur 15 pays au sein de la Cedeao. Dans le monde, le pays est passé de la 95ème à la 85ème place, gagnant ainsi dix places. Ce classement, grâce aux réformes engagées, selon Jean – Baptiste Elias qui espère que le pays connaisse un meilleur rang dans le prochain classement qui sera publié en janvier. Avant cela, l’invité de l’Hebdo de Océan FM a indiqué qu’il a saisi la cour suprême le 24 Octobre dernier au sujet de ces personnalités qui n’ont pas déclaré leur patrimoine, conformément à la loi.  Un ministre, dix députés et cinq membres du conseil économique et social n’ont pas rempli cette formalité. Jean – Baptiste Elias a demandé à l’institution présidée par Ousmane Batoko de prendre les sanctions en vigueur à savoir « retenir six mois de leur traitement ».

Source : Océan Fm